Déjà inscrite à l’inventaire des monuments historiques depuis 1977, l’église Sainte-Thérèse-de-l’Enfant-Jésus pourrait prochainement être classée parmi les édifices les plus précieux du patrimoine ­national. À l’issue du dernier conseil municipal, mercredi 2 février, les élus aubergenvillois ont décidé de faire une demande en ce sens auprès de la Direction régionale des affaires culturelles d’Île-de-France.

Cette dernière vise à boucler le financement de l’importante opération de restauration engagée en 2017 et estimée à l’époque entre 1,3 et 1,7 million d’euros. D’après le maire, Gilles Lécole (LR), les subventions de l’État pourraient effectivement « passer de 20 % à 40 % » si la demande venait à aboutir. Une fois le dossier déposé par la Ville, la demande de protection sera examinée par les commissions régionale et nationale du patrimoine et de l’architecture.

Édifiée dès 1927, « en témoignage de l’amitié franco-belge scellée pendant la Grande Guerre », l’église située dans le quartier d’Elisabethville a des arguments. C’est l’une des premières églises de France conçue en béton armé, et la première dont les statues ont été sculptées ­directement dans ce matériau.