Dans la nuit du lundi 14 au mardi 15 février, l’église Saint-Jean-Baptiste située dans le quartier du Val Fourré a subi une tentative d’incendie. L’auteur a été interpellé par la police le lendemain et interné en psychiatrie.

C’est en arrivant tôt ce mardi matin qu’un des paroissiens a découvert les dégâts, heureusement légers. L’une des portes d’entrées en bois de l’église est fortement noircie. Au pied de celle-ci, le reste de quelques déchets incendiés et d’un journal à moitié calciné témoignent de l’intention volontaire de l’auteur des faits contre l’édifice construit à la fin des années 1960.

« Heureusement, les dégâts ne sont pas importants, il n’y a pas eu non plus de tentative d’effraction », rapporte, avec un certain soulagement, le père Matthieu Williamson, le prêtre de la paroisse qui a porté plainte dans la foulée. « Il y a beaucoup d’émotion, plus que je ne l’aurais imaginé, de la part des gens, des passants, des personnes de la communauté catholique ou autres, on a reçu pas mal d’ appels et de messages », témoigne le père Williamson. Et pour cause, le lieu de culte et son parvis avaient profité d’importantes rénovations esthétiques, dont de nouvelles portes, il y a tout juste deux ans.

L’auteur a finalement été retrouvé par la police dans la journée du mercredi 18 février alors qu’il s’apprêtait à renouveler son geste sur une agence bancaire cette fois. D’après le curé, l’homme aurait reconnu les faits, mais « son état a nécessité une hospitalisation en ­psychiatrie ».

N’ayant remarqué aucun incident avant cela, le père Williamson estime qu’il s’agit d’un acte isolé. « Je ne suis pas inquiet car je pense qu’il s’agit d’une personne qui est un peu dérangée, en tout cas j’imagine, je ne pense pas que ce soit quelqu’un qui veuille persécuter absolument les chrétiens, je ne le vois pas comme un acte anti-religieux, confie-t-il. Pour autant, je pense que c’est important quand même de sécuriser les lieux de culte. » Le curé mantais souhaiterait notamment voir aboutir le projet de caméra de vidéo-surveillance au niveau du parvis de l’église. « Il faut qu’on fasse un travail avec les services la préfecture et de la mairie en ce sens », conclut le prêtre.

Crédits photo : PERE MATTHIEU WILLIAMSON