La concertation concernant l’opération programmée d’amélioration de l’habitat (OPAH), dans un secteur allant du bas de la rue Nationale jusqu’à la gare, se poursuit jusqu’au 28 février. Deux délibérations ont été adoptées en ce sens lors du conseil municipal du 7 février.

La première, incitative, permettra aux propriétaires concernés de s’entretenir gratuitement avec des conseillers techniques avant de s’engager dans des travaux. La seconde, plus contraignante, pourra se conclure par des expropriations si après plusieurs relances, et un manque de volonté, le nécessaire n’a pas été fait. L’OPAH a également été présentée à une petite vingtaine de propriétaires lors d’une réunion le 16 février dernier. Le dispositif devrait lui entrer en vigueur en janvier 2023.

« Plus de 1 500 logements dégradés […] près de 800 logements vacants. » Tel est le constat que pointe l’adjoint à l’urbanisme, Jean-Luc Santini (LR), devant les élus lors du dernier conseil municipal, en s’appuyant sur une étude réalisée en 2018. « L’objectif de la stratégie habitat, c’est la rénovation de 685 logements privés, soit 45 % des 1 500 logements dégradés », poursuit-il. Pour cela, deux conventions de cinq ans chacune ont été signées, pour un coût total de « 6,5 millions d’euros à terme », en cofinancement avec d’autres acteurs, abonde lors de la réunion publique Stéphan Champagne (SE), vice-président chargé du logement à la communauté urbaine Grand Paris Seine et Oise (GPSEO).

« On va ouvrir une permanence à l’office du commerce, avec Soliha, des spécialistes de l’habitat qui vont aider à vous donner des clés de compréhensions sur les aides qui existent », abonde Alexandre Sas, directeur du projet Action coeur de ville à la mairie de Mantes-la-Jolie.

« On va ouvrir une permanence à l’office du commerce, avec Soliha, des spécialistes de l’habitat qui vont aider à vous donner des clés de compréhensions sur les aides qui existent, abonde Alexandre Sas, directeur du projet Action coeur de ville à la mairie de Mantes-la-Jolie. […] Ces aides ont trois objectifs : inciter à des réalisations de travaux, avec un accompagnement gratuit [….], agir sur les restes à charge, diminuer la facture. »

Pour les propriétaires occupants, les aides et le montant des travaux seront conditionnés aux ressources. « Vous emballez ça sous une forme que ce soit gratuit, mais on voit bien que c’est sous conditions de ressources, alerte l’un d’entre eux. Ça la majorité des Mantais ne le perçoit pas de cette façon. » L’accompagnement par les conseillers sera en revanche bien gratuit. Pour les propriétaires bailleurs, « la contrepartie, c’est le conventionnement du loyer », explique-t-on à la communauté urbaine, en suivant les plafonds émis par l’Agence nationale de l’habitat avec « soit du logement très social, soit intermédiaire », ce qui n’a pas forcément rassuré les présents.

En parallèle, la Ville a également présenté un dispositif d’opération de restauration immobilière « visant les propriétaires indélicats et passifs », souvent marchands de sommeil, et qui concerne la rénovation de 343 logements, détaille Jean-Luc Santini. « On oblige les propriétaires à faire des travaux et si au bout de plusieurs mois, suite à cette obligation, il n’y a pas de travaux, on peut entamer une ­procédure d’expropriation, poursuit-il, en appuyant toutefois sur le caractère « éventuel » de ces expropriations. C’est près de 200 logements remis à neuf que la Ville va mettre sur le marché. » Ces logements, considérés actuellement comme vacants, permettront « le développement d’une nouvelle offre, en priorité à destination des familles dans le coeur de ville afin de favoriser le commerce de proximité ».