Depuis quelques semaines, une pétition, ayant recueilli 181 signatures, circule sur les réseaux sociaux épônois, afin de dire « Stop à l’insécurité ». Ses auteurs y pointent une « recrudescence de la violence » et interpellent les élus : « Nous voulons de l’action et se sentir en sécurité et dormir paisiblement dans notre ville sans se soucier de la délinquance grandissante. Nous sommes en manque de moyens humains et technologiques que seuls nos élus peuvent mettre en place. » Une position rejointe par le conseiller d’opposition Navid Hussain-Zaïdi, signataire de la pétition. En réponse, le maire, Guy Muller (LR), souligne les investissements réalisés pour la police municipale depuis 2014.

« Il y avait un effectif, aujourd’hui on est à six effectifs. On a mis en place des conditions de travail, on a investi fortement au niveau du poste de police pour que ce soit un vrai poste de police, rappelle-t-il. […] J’ai fait armer la police, on leur a donné des gilets pare-balles, on leur a donné des éléments, caméras piétons, armes de défense types tasers, flash-balls, gaz lacrymogènes, tout ça ça n’existait pas quand je suis arrivé. »

Selon lui, ce sentiment d’insécurité n’aurait pas lieu d’être. « La délinquance générale sur Epône […] a diminué de 6,7 %, les atteintes aux biens ont diminué de 20,5 %, les vols avec effraction ont diminué de 30 % », énumère-t-il en s’appuyant sur des chiffres fournis par la police nationale et établissant une comparaison entre 2020 et 2021. « Quand on parle de sécurité, la meilleure chose c’est de donner des chiffres. La sécurité ça peut se chiffrer, le sentiment d’insécurité, c’est un sentiment qui est diffus et ça on en fait ce qu’on veut », poursuit-il, visant directement ­Navid Hussain-Zaidi.

Ce dernier, balaie les chiffres fournis par l’édile. « Il y a aussi le fait que les gens ne vont pas porter plainte. Si vraiment il n’y avait pas de soucis de sécurité, on n’aurait pas dépassé les 160 signatures en une semaine, rétorque-t-il. […] Il y a ceux qui vont se concentrer sur des chiffres, sur des données chiffrées et d’autres, comme moi, qui vont être quotidiennement avec les habitants et on voit ce qu’il se passe sur le terrain. »

Il aimerait voir la mise en place de patrouilles de nuit. Un signe « d’irresponsabilité financière » pour Guy Muller : « Avoir une patrouille de nuit, ça voudrait dire quatre effectifs minimum, c’est 40 000 euros par policier minimum, sans compter l’équipement nécessaire. » L’édile se dit prêt en revanche à rencontrer les ­pétitionnaires pour échanger sur le sujet.