Spectaculaire incendie dans la soirée du mardi 8 mars dans le quartier Bords de Seine. Deux autocars stationnés sur le parking du dépôt de bus de la société de transport Keolis ont été engloutis par les flammes suite à un départ de feu sur l’un des deux véhicules. L’intervention rapide des pompiers et des chauffeurs sur place a permis de limiter les dégâts.

Vers 22 h 15, une épaisse colonne de fumée noire jaillit depuis le dépôt Keolis. « J’ai d’abord entendu plusieurs explosions et c’est en regardant par ma fenêtre que j’ai vu les flammes », témoigne une voisine du site situé entre les rues de la Senette et de la Reine Blanche. Les détonations qui résonnent dans le quartier sont dues à l’explosion des pneus de deux autocars qui ont pris feu au fond du parking. L’alerte est ­immédiatement donnée.

Treize sapeurs-pompiers issus des casernes de Poissy, Chanteloup-les-Vignes et Magnanville arrivent rapidement sur place pour éteindre les flammes aux moyens de deux lances à eau. « Le feu s’est déclaré sur un premier bus avant de se propager sur le second », rapporte le centre opérationnel départemental d’incendie et de secours (Codis) yvelinois.

La police nationale ainsi que la police municipale carriéroise ont également été mobilisées. « Franchement, c’était impressionnant, mais ça a été réglé avec sang-froid, raconte le maire, Eddie Aït (SE), présent sur place. Certains chauffeurs de bus ont vite dégagé un troisième bus pour éviter qu’il n’y ait davantage de propagation. » ­Personne n’a été blessé.

D’après nos informations, les deux bus touchés sont des noctiliens appartenant à la société Transdev. Les deux autocars de la ligne 151 (Paris-Mantes-la-Jolie) ont été complètement ravagés par les flammes. « On leur met à ­disposition quelques places de stationnement pour 19 véhicules », explique Jérôme Dupont, le directeur de Keolis Seine et Oise Est, de la présence de ces deux autocars sur le site carriérois. Concernant les circonstances, sur le site carriérois, on rapporte que le sinistre serait survenu au démarrage de l’un des véhicules avant sa prise de service. « Il me semble que c’est quand le véhicule a été démarré justement pour partir en exploitation, pour pouvoir chauffer et puis gonfler comme on dit, c’est-à-dire que tous les circuits d’airs se mettent en route, et apparemment c’est là qu’il a pris feu », rapporte Jérôme Dupont.

Pour le moment, la société Transdev se réserve de toute explication et attend les conclusions du rapport d’expertise qui est en cours. « Aujourd’hui, personne ne peut dire ce qui a pu causer cet incendie », soutient la société lundi 14 mars. Eddie Aït, lui, tient à rassurer en avançant « qu’il n’y a rien de criminel ou d’intentionnel, à ce stade en tout cas ». Pour ce qui est des usagers de la ligne 151, qui dessert la commune, l’édile ajoute : « On nous a dit que Transdev faisait le nécessaire avec Île-de-France mobilités pour que le service soit repris le plus vite ­possible. »