Mardi 8 mars, suite à l’appel de la CGT, les salariés de l’Ephad de l’Île de Migneaux, géré par le groupe Korian, ont manifesté pour protester contre la dégradation des conditions de travail et demander du ­personnel en nombre suffisant.

Des aides-soignantes aux cuisinières, une dizaine de salariés s’est rassemblée devant l’établissement pisciacais situé rue de Villiers. Tous déplorent notamment les absences non remplacées qui entraînent d’importantes charges de travail supplémentaires. « Depuis septembre 2021, on est à flux tendu, pointe une représentante du personnel. On a perdu trois postes de ­soignants (sur seize) alors qu’on a 119 lits d’occupés (sur 124) ».

Selon les salariés, avec ce manque de personnel, il devient difficile d’assurer correctement les soins aux résidents, dont certains sont atteints d’Alzheimer « à des stades très avancés ». La revalorisation des salaires est également au cœur des revendications. « On est à 1 400 euros nets, sans treizième mois, alors que ce sont des métiers très durs où on traite avec de l’humain, souligne une soignante. Du coup, la plupart des gens sont donc obligés de cumuler un deuxième travail ou de faire des vacations ailleurs ».