Lors de la présentation de son rapport d’orientations budgétaires, le 16 mars dernier, la Ville a annoncé une hausse de la fiscalité locale de huit points qu’elle justifie par un contexte « contraint ». De son côté, l’opposition s’inquiète des répercussions pour les habitants en pleine période d’inflation.

Dans son dernier magazine municipal, publié au début du mois, la Ville annonçait déjà la couleur. Dans ses colonnes, le maire DVD, Marc Honoré, prévoyait une augmentation du taux d’imposition communal sur le foncier bâti sans en préciser la nature. « Je sais que les lignes que j’écris seront particulièrement impopulaires alors même que de nombreux ménages sont confrontés à une crise sans précédent et décidés à maintenir leur pouvoir d’achat », anticipe l’édile. Le 16 mars, l’équipe municipale a qualifié sa décision de « nécessaire et indispensable » en avançant un contexte ­financier ­particulièrement contraint, notamment par la suppression de la taxe d’habitation et la baisse des dotations de l’État. À noter que les bases fiscales progressent ­également de 3,4 %.

« La capacité d’autofinancement est insuffisante et ne permet pas à la Ville de rembourser les annuités de la dette et d’investir sur ses fonds propres », assure François Dazelle, premier adjoint en charge de la stratégie financière. L’élu souligne également que la Ville ne retire que peu de recettes de cette taxe en comparaison à d’autres communes de vallée de Seine, « en moyenne, 190 euros/habitant en 2020 » contre « 463 euros/habitant à Aubergenville ou 329 euros/habitant aux Mureaux ».

« Il faut quand même ajouter aussi ce qui se passe du côté [de la communauté urbaine] GPSEO (la création, fin février, d’une taxe foncière à 6 %, Ndlr), on découvre l’augmentation des tarifs des [services] municipaux (de 2 % à compter de 2022, Ndlr) couplée à l’inflation qu’on connaît, je ne suis pas sûr que les gens s’y retrouvent », déplore le conseiller municipal d’opposition Grégory Sanchez. Ce dernier pointe également les diminutions de personnel que projette la municipalité. « C’est une mesure difficile, on ne s’en satisfait pas, mais comprenez qu’aujourd’hui la décision est prise aussi pour les années qui suivent », plaide François Dazelle.