« Comment fait-on pour devenir sénateur ? » ou « Est-ce possible de faire la sixième république parce que le général de Gaulle est mort et enterré [depuis longtemps] ? » Voici quelques-unes des questions qui ont été posées le 25 mars par les résidents du foyer des jeunes travailleurs situé rue d’Arnouville à la sénatrice LR, Sophie Primas. Selon Dominique Josseaume, président du foyer des jeunes travailleurs et maire SE de Fontenay-Mauvoisin, cette rencontre était organisée dans le cadre d’un atelier d’écocitoyenneté auquel des résidents participent et n’entrait donc pas dans le cadre de la campagne présidentielle. Certains des jeunes se sont néanmoins interrogés sur l’intérêt de voter.

« C’est votre droit le plus important […], leur répond Sophie Primas après leur avoir expliqué le fonctionnement du Sénat. Vous avez des avis sur votre vie quotidienne, vous avez des avis sur votre pays, vous avez des avis sur ce que doit être la société […]. Ces avis ne peuvent s’exprimer que par la loi. Si vous voulez que les choses changent ou si vous voulez que cela continue comme c’est aujourd’hui vous devez l’exprimer et donc voter. »

« Le premier devoir qu’on doit aux jeunes c’est la transmission des savoirs et c’est la capacité de vous libérer et de vous prendre en main dans votre vie d’adulte », affirme la sénatrice LR, Sophie Primas.

Outre les interrogations sur l’intérêt de se rendre aux urnes, les résidents ont aussi fait part de leurs inquiétudes concernant leur avenir. « Qu’est-ce-que la France fait pour ses jeunes ? », lance l’un d’eux à la sénatrice. « Le premier devoir qu’on doit aux jeunes c’est la transmission des savoirs et c’est la capacité de vous libérer et de vous prendre en main dans votre vie d’adulte […], affirme Sophie Primas. C’est vous donner la liberté de penser, la liberté de savoir, la liberté d’être curieux. Cela c’est l’éducation [qui le permet]. Ensuite, il faut vous former, vous permettre d’aller dans les métiers qui vous ­intéressent ».

« C’était intéressant de rencontrer la sénatrice et de lui faire part de nos questions et de nos points de vue », déclarent plusieurs participants à l’issue des échanges tandis que Dominique Josseaume confie avoir été particulièrement « marqué » par leurs inquiétudes face à l’emploi. « C’est normal que les jeunes s’interrogent sur leur avenir. On est dans une situation assez compliquée et eux ils arrivent sur le marché de l’emploi à ce moment-là », affirme Sophie Primas qui insiste sur le fait que participer à de telles réunions permet de rapprocher la population, et notamment les jeunes, du ­fonctionnement de la politique.