Cela faisait plusieurs années que l’école française des femmes de Mantes-la-Jolie attendait qu’une adresse pérenne lui soit attribuée dans la commune. Après avoir occupé consécutivement les locaux du centre de vie sociale Aimé Césaire puis du centre médico-social du Lac, tous deux situés dans le quartier du Val Fourré, la structure s’est finalement installée au mois de décembre 2021 en centre-ville, avenue de la division du Général Leclerc.

« Ce choix [de quitter le Val Fourré pour s’implanter dans le centre-ville mantais] ça rend l’école plus accessible, explique Isabelle Russo, la directrice exécutive des sept écoles françaises des femmes gérées par l’institut des Hauts-de-Seine. Même si on a principalement des femmes [originaires] du Val Fourré, on a aussi des femmes de Gassicourt, du centre-ville, et surtout d’autres qui viennent des autres villes des Yvelines. On avait plusieurs options mais on s’est dit qu’en implantant l’école dans le centre de Mantes ça permettait d’accrocher les femmes qui auraient pu être frileuses à l’idée de venir au Val Fourré pour suivre les cours. »

Pour la plupart des apprenantes, l’objectif principal est d’obtenir le diplôme d’études en langue française (DELF), dont la moitié du coût de 100 euros est prise en charge par l’école.

Au dernier étage de l’agence du territoire d’action départementale Seine aval qui finance et loge l’école, l’ambiance est studieuse dans les trois salles de classe fraîchement rouvertes. Elles permettent d’accompagner plus de 80 femmes de 36 nationalités différentes dans l’insertion à l’emploi grâce à des cours de Français langue étrangère (FLE). Car contrairement aux différents dispositifs qui peuvent exister en vallée de Seine, il ne s’agit pas ici de cours d’alphabétisation. Les cours dispensés sont principalement destinés à des profils de femmes qui ont suivi des études ou qui ont été diplômées dans leur pays d’origine.

Arrivée en France en 2014, Dienata s’est inscrite à l’école mantaise au moment de son emménagement dans le centre-ville. « J’aimerais bien continuer mon métier ici, justifie cette juriste d’origine comorienne. J’ai essayé de trouver du travail plus tôt mais je n’avais pas encore la nationalité, là je suis dans le combat. » Pour la plupart des apprenantes, l’objectif principal est d’obtenir le diplôme d’études en langue française (DELF), dont la moitié du coût de 100 euros est prise en charge par l’école.

Pour une adhésion annuelle de 15 euros, elles suivent toutes un tronc commun constitué de quatre heures hebdomadaires de FLE. Celui-ci peut être complété par deux heures supplémentaires à visées plus professionnelles ainsi que des cours d’informatique.