Du beurre, des légumes, des pâtes et des produits d’hygiène. À première vue, l’épicerie, portée par l’association La P’tite Episol, qui a ouvertele 16 avril dans un ancien restaurant de 215 m² prêté par la Ville de Verneuil-sur-Seine au niveau du centre commercial La Garenne, semble ordinaire. Pourtant, à y regarder de plus près, les produits y sont vendus à des prix défiant toute concurrence et sont réservés aux personnes aux revenus modestes désignées par les services sociaux intervenant dans les villes de Verneuil-sur-Seine et Vernouillet et dont le dossier a été validé par l’association. Le 23 avril, les bénéficiaires étaient au rendez-vous et saluaient le fonctionnement de l’épicerie.

« Moi j’avais honte en allant aux Restos du coeur […]. Je n’y allais pas avec mes enfants parce que j’avais honte de les emmener. Là je n’aurai pas honte. Il y a des rayons, on paye à la fin ce qu’on prend. Il n’y a rien qui montre que [c’est uniquement pour les personnes aux revenus modestes] », confie une bénéficiaire de 31 ans et mère de deux enfants.

« Il y a des rayons, on paye à la fin de ce qu’on prend. Il n’y a rien qui montre que [c’est uniquement pour les personnes aux revenus modestes] », déclare une bénéficiaire de 31 ans et mère de deux enfants.

Le principe de payer les produits achetés tient à cœur au président de l’association créée en 2019, Steven Day. « C’est exactement ce qu’on a recherché en montant notre projet. Les bénéficiaires y participent en achetant des produits », explique-t-il tandis qu’Emmanuel Vannier, bénévole et en charge notamment de la communication de l’association, rappelle que l’argent recueilli « sert à racheter des denrées » qui n’auraient pas été données lors des collectes. Les légumes vendus, eux, proviennent notamment d’un jardin mis à disposition de l’association par la Ville de Vernouillet.

 

La durée d’accès à l’épicerie sociale et solidaire est fixée à quatre mois, renouvelable une fois. « Cela peut donc aller jusqu’à huit mois […]. C’est un coup de pouce pour les personnes qui ont peut-être subi des difficultés temporaires au niveau financier », affirme Steven Day. Le 23 avril, 16 familles bénéficiaient de l’accès à l’épicerie. Steven Day espère que ce nombre augmentera progressivement. « Nous ouvrons une fois par semaine en ce moment (le samedi matin, Ndlr) parce que nous n’avons pas une file active de bénéficiaires suffisamment importante mais dès qu’on aura un nombre un peu plus important, on basculera sur deux demi journées par semaine », déclare-t-il en espérant que le nombre de bénévoles suivra. Des cours d’informatique, de cuisine et de soutien scolaire sont aussi prévus par l’association.