Que faire face à une victime d’accident, une personne qui s’étouffe ou qui est inconsciente sur la chaussée ? Pour savoir comment agir face à ces situations d’urgence où chaque minute compte, une dizaine de Muriautins participait, jeudi 28 avril, à un atelier d’initiation aux gestes de premiers secours dispensée par la police nationale.

Organisée à l’espace Gérard Philippe à l’initiative de la Ville, cette formation gratuite s’est déroulée en deux séances de deux heures. Après avoir bûché la théorie, l’heure est désormais à la pratique pour les participants. Répartis en binômes, les Muriautains simulent plusieurs situations dans lesquelles l’un des participants serait retrouvé inconscient dans la salle de formation. En fonction de l’état de la victime, les secouristes débutants répètent la position latérale de sécurité, le massage cardiaque et l’utilisation d’un défibrillateur.

Devant l’hésitation de certains, le major de police Fabien Boulard, qui encadre la formation, rassure : « On ne pourra jamais vous reprocher d’avoir mal fait, mais il faut porter secours. » La formatrice souligne notamment qu’il arrive que de précieuses minutes se perdent parfois « car tout le monde attend en pensant qu’un autre va ­intervenir ».

Parmi les autres gestes primordiaux à connaître, les participants travaillent également la méthode Heimlich qui consiste à porter secours à une personne qui s’étouffe en se plaçant derrière elle et en lui enfonçant vigoureusement le poing au niveau de l’abdomen. « Comment fait-on avec une femme enceinte ? », s’interroge légitimement l’une des participantes. Dans ce cas précis, la formatrice préconise de désobstruer les voies respiratoires de face, en plaçant la victime contre un mur.

Pour Fabienne Boulard, ces formations au grand public sont essentielles car trop peu de personnes sont formées aux gestes de premiers secours. « Aujourd’hui, c’est seulement 15 % de la population française », déplore-t-elle en précisant que l’idéal serait de pouvoir réviser ces gestes une fois par an. « C’est vrai qu’on devrait le savoir, avoue Pascale, une habitante du centre-ville de 65 ans. Moi ça me donne envie d’aller passer le diplôme PSC1 parce qu’on peut avoir l’impression qu’on sait faire, mais quand on est en situation il y a une mémoire des gestes à avoir ».