Dans la salle Ferry, la dizaine d’entreprises attablées pourrait faire penser à un forum de l’emploi traditionnel. Mais ce mardi 10 mai, la rencontre Entreprises et territoire organisée par la municipalité a un double objectif : favoriser le recrutement de locaux, mais surtout faire connaître la zone d’activités industrielles du Petit parc qui souffre, selon les présents, d’un déficit de notoriété, malgré la présence d’une cinquantaine ­d’entreprises.

Christian Cornet, adjoint à la vie associative et aux zones d’activités, est présent avec une double casquette, puisqu’il représente également son entreprise Biprint. « Quand je suis arrivé à Ecquevilly, […] je ne savais pas à qui m’adresser pour savoir ce qu’il y avait dans la zone industrielle, explique celui qui est à la recherche d’un repreneur. […] On ne dirait pas comme ça [mais] il y a un vivier pour l’emploi important. C’est aussi ce qui nous a impulsé pour monter cette opération. »

« Quand je suis arrivé à Ecquevilly, […] je ne savais pas à qui m’adresser pour savoir ce qu’il y avait dans la zone industrielle, explique Christian Cornet, adjoint et gérant de Biprint. […] On ne dirait pas comme ça [mais] il y a un vivier pour l’emploi important. C’est aussi ce qui nous a impulsé pour monter cette opération. »

Ce manque de notoriété est confirmé par Elena Lalos, chargée d’affaires pour Télérep (filiale du groupe Sarp, Ndlr) depuis quatre ans et Ecquevilloise. « J’ai habité en face de Lelièvre, je voyais bien qu’il y avait une zone d’activités mais sans plus. Je pense qu’ici les gens ne savent pas trop ce qu’il y a comme [entreprises]. Elle n’est pas forcément mise en avant au niveau de la communication. » Car sur les 60 salariés que compte l’entreprise, seulement trois sont issus de la ­commune, à des postes ­administratifs.

Pour Thierry Moroy, responsable ressources humaines chez Télérep, se faire mieux connaître des locaux est indispensable, en particulier pour les métiers opérationnels : « On est amenés à faire des déplacements, des journées qui peuvent être importantes, donc si on va recruter des personnes qui habitent déjà à une heure d’ici, la personne met une heure pour venir chez nous, va travailler sur le chantier, […] elle va faire par exemple 10 h de travail, elle va rentrer chez elle encore après. Ça commence à devenir un rythme de ­travail un peu compliqué. »

Le besoin est similaire chez Duquesne services, entreprise du secteur évènementiel. « J’ai reçu beaucoup de CV de gens qui habitent très loin, pour eux ce n’est pas forcément viable, analyse Grégoire Duval, son directeur, évoquant notamment le travail en horaires décalés. On commence à s’y mettre, on est confiants, on a déjà reçu un ou deux CV. » Christian Cornet espère, lui, pouvoir « ­pérenniser » ce rendez-vous.