Jeudi 19 mai, en début d’après-midi. Une foule de journalistes se forme au niveau du pôle Molière. Dans le cadre de son premier déplacement en tant que première ministre, Élisabeth Borne (LREM), s’est rendue dans ce lieu qui comprend, entre autres, une crèche, une école maternelle et élémentaire, une ludothèque ainsi qu’une salle de sport et des salles de réunions. Sa venue avait pour but de revendiquer l’égalité hommes-femmes. Pour cela, elle a rencontré des associations œuvrant notamment en faveur de l’insertion professionnelle. Ces dernières ont semblé apprécier sa venue.

« On sait que c’est une ville test, un laboratoire de projets innovants. Se rendre compte que la première ministre en a conscience et qu’elle se déplace pour voir ce qu’il s’y passe, cela nous encourage et nous donne envie d’aller encore plus loin pour faire bouger les choses », déclare Manar Chatir, une jeune femme de 24 ans en charge des projets et de la communication au sein de l’Académie des pluriels. Cette association propose un projet d’insertion professionnel coopératif à des jeunes éloignés de l’emploi. Le programme de l’association, d’une durée de dix jours, a pour objectif de permettre aux participants de fabriquer puis vendre un produit solidaire et durable.

Selon Manar Chatir, Élisabeth Borne s’est montrée particulièrement intéressée par l’ensemble de ces activités associatives et a notamment posé des questions aux jeunes femmes présentes pour connaître leurs parcours professionnels. « [Il ne faut] pas écouter ceux qui disent : ce métier-là ou cette voie-là, elle n’est pas pour toi », rapporte Ouest-France des échanges entre la première ministre et une jeune fille présente ce jour-là.

« Ce qui est intéressant c’est qu’elle ne soit pas venue quand il y a eu un événement […]. Moi je préfère qu’on vienne voir ce qu’il se passe sur le terrain et voir exactement ce qui marche et ce qui ne marche éventuellement pas », insiste, quant à lui, l’édile DVG, François Garay, en affirmant n’avoir appris la visite ministérielle que la veille. Parmi les sujets abordés avec Élisabeth Borne, il déclare lui avoir parlé de l’importance de réfléchir aux ­activités extrascolaires.

« De 3 à 16 ans, on est 850 heures à l’école obligatoire sur 150 jours alors qu’il y a 365 jours […]. Je ne suis pas pour moins de vacances mais [la question] c’est de savoir comment est ce qu’on utilise ce hors temps [de l’école] », explique le maire en rappelant qu’à partir de 16 ans, l’école n’est plus obligatoire. « Le spirituel, chacun a la liberté de le faire mais le spirituel ne vous occupe pas tout le temps », ajoute-t-il en insistant sur le fait que les associations culturelles et sportives jouent alors un rôle essentiel.