Ces dernières semaines, la communauté urbaine Grand Paris Seine et Oise (GPSEO) et les Villes d’Achères et Andrésy ont eu à donner leur avis sur le dossier de réalisation de la zone d’aménagement concerté (Zac) dans le cadre du projet de Port Seine métropole Ouest (PSMO), porté par Haropa. Les trois instances ont toutes trois donné un avis favorable, mais la Ville d’Andrésy a émis quatre remarques demandant notamment à préciser la gestion des futurs équipements, notamment les voiries.

Le périmètre de cette Zac s’étend sur 101 ha dans la plaine d’Achères. ­Parmi ces 101 ha, « il y a environ 52 ha de parcelles qui sont dédiés aux activités économiques, qui sont organisés autour de la darse et en complément, […] il y a également des espaces d’aménagements publics, avec l’aménagement de promenades et des cheminements doux au sein du port et le long des berges », rappelle Laurent Beunier, adjoint andrésien à ­l’urbanisme.

« On fait une comparaison avantages-coûts, justifie l’édile andrésien Lionel Wastl (EELV) de l’avis favorable donné. […] C’est un projet pour lequel on est globalement favorables et qui est très structurant pour notre territoire, qui permet de valoriser une plaine d’Achères qui n’est pour l’instant pas très belle à voir, qui permet un report vers des modes de déplacement plus doux et notamment le déplacement fluvial, qui va permettre aussi de valoriser les berges de la rive gauche. »

La Ville demande toutefois des précisions sur la future gestion des nouveaux équipements publics et voiries et fait valoir son refus de « participer financièrement et en nature aux équipements d’intérêt communautaire national ». Une position que le conseiller d’opposition Denis Faist (DVC) aurait aimé voir assortie d’un avis défavorable, afin d’être « pris au sérieux ».

À Achères, le maire, Marc Honoré (DVD), a informé son conseil municipal que « les premiers travaux devraient commencer en fin d’année 2023 » et concerneraient surtout les voiries. L’exploitation du sable, elle se poursuivra jusqu’en 2024 et la « mise en service de la moitié du port » devrait intervenir aux alentours de 2030, précise-t-il ensuite.

« Le recul à 2030 est-ce que ça ne risque pas de nous faire perdre certains entrepreneurs ou entreprises qui souhaitaient s’installer ici ? », interroge le conseiller d’opposition Louis-Armand Virey, la mise en service totale du port étant prévue à l’horizon 2039. « J’ai encore une demande d’installation pour ce type d’activités, aujourd’hui on est soumis aux contraintes de développement de Ports de Paris, répond Marc Honoré. […] Là on va prendre 4-5 ans de retard. »