Situation tendue au centre hospitalier intercommunal de Poissy Saint-Germain (Chips). Durant la soirée du 25 juin, le service des urgences adultes et de traumatologie pédiatrique de l’hôpital a ­fermé par manque de soignants dont plusieurs sont en arrêt de travail. Le 27 juin, jusqu’à nouvel ordre, seules les urgences vitales étaient prises en charge. Le 28 juin, Le Parisien a néanmoins annoncé qu’une réouverture était prévue à compter de cette date.

« Nos collègues des urgences n’en pouvaient plus. Ils ont tous craqué […]. Ce qu’ils veulent c’est pouvoir soigner les gens correctement en étant en nombre et surtout ne pas risquer de faire des erreurs », déclare Catherine Loric-Assous, secrétaire de la CFDT au Chips. Selon elle, durant la soirée du 25 juin, les services impactés par la fermeture ne comptaient « que six infirmières au lieu de neuf ».

Dans un communiqué du 26 juin, l’hôpital indique que le comité technique d’établissement a néanmoins validé, le 23 juin, « une augmentation massive des effectifs pour faire face à l’augmentation continue de l’activité sur la base des propositions effectuées par l’équipe des urgences ». Le 27 juin, un comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail extraordinaire a eu lieu pour tenter de résoudre la situation.