Le conseil communautaire du jeudi 30 juin a été l’occasion pour le vice-président aux finances et maire de Perdreauville, Pascal Poyer (SE), de présenter les comptes administratifs 2021 de la communauté urbaine Grand Paris Seine et Oise (GPSEO) et de s’en montrer satisfait. Comme à chaque évocation de la question budgétaire, le vote d’un taux de 6 % de taxe foncière sur les propriétés bâties en février dernier, et sa pertinence ont été abordés.

« Dans la continuité de l’année 2020, les dépenses de fonctionnement ont été très maîtrisées, surtout les charges à caractère général et les charges de personnel », souligne ainsi Pascal Poyer. « Le budget 2021 a été voté dans un contexte contraint par les ratios financiers détériorés de la communauté urbaine, ce qui l’avait amené à voter six points de taxe foncière sur les propriétés bâties en 2022 », rappelle-t-il une nouvelle fois.

« L’année 2021 a également été marquée par les travaux de la commission locale d’évaluation des charges transférées (CLECT) et la fixation des attributions de compensation définitives de la Communauté urbaine le 9 novembre 2021, indique la ­communauté urbaine dans son rapport de synthèse. Ces travaux ont permis à la communauté urbaine d’améliorer le financement des compétences de près de 5 millions d’euros et ainsi de minorer ses attributions de compensation ­versées aux communes. »

Mais si la situation financière semble maîtrisée, l’opposant conflanais Gaël Callonnec (EELV), relève que la situation ne correspond pas à celle présentée quelques mois plus tôt : « En début d’année vous nous avez expliqué que la communauté urbaine portait un déficit de 11 millions d’euros, qu’elle était au bord de la banqueroute, que la situation financière était telle que nous risquions une mise sous tutelle de la préfecture et qu’il fallait impérativement augmenter les taux de six points. » Il évoque un « rideau de fumée », puisqu’en 2021 la communauté urbaine présente un excédent budgétaire de 12 millions d’euros.

Mais pour le vice-président aux finances, prudence est mère de sûreté, notamment au vu de la conjoncture économique actuelle. « Rappelez-vous la phrase que j’ai évoquée lors du vote des 6 % : « Toute chose égale par ailleurs ». J’étais très loin de penser que nous en serions ici. Dans le cas actuel de l’inflation, on n’avait pas du tout, du tout imaginé qu’elle puisse être à un tel niveau, souligne Pascal Poyer. […] Il est évident que si on doit et si on veut faire les investissements projetés, il y a une augmentation du coût […]. Je le regrette mais cette augmentation qui n’était pas prévue pour tout ça, va nous permettre de faire face à une année voire deux années [de hausse des prix]. »