Il était le premier magasin Supeco (enseigne discount du groupe Carrefour, Ndlr), à ouvrir en Île-de-France en septembre 2021. Presqu’un an plus tard, le Supeco buchelois, d’une superficie de 1 000 m², situé dans la zone d’activités des Graviers, a changé de mains. De directeur du magasin, Bader Daress est devenu le président de la société gestionnaire, remplaçant Lahbib Eddaouidi (également propriétaire de La Gazette en Yvelines, Ndlr).

« Pourquoi je passe la main ? Dans la vie on ne peut pas tout faire, et que faire les choses à moitié ce n’est pas dans ma vision des choses. Il faut aussi être loyal et fidèle avec les gens qui vous accompagnent, souligne ainsi Lahbib Eddaouidi de sa décision. […] C’est dans ce cadre-là qu’après mûre réflexion, j’ai pris la décision de lui offrir la gestion du magasin sans aucune contrepartie financière. C’est vraiment un cadeau pour le remercier de son accompagnement sincère et honnête. »

Les deux hommes ont suivi l’implantation de l’enseigne dans la zone d’activités dès le départ. « Il n’y avait pas encore le carrelage », se souvient Bader Daress. Le commerce est chez lui une seconde nature puisqu’il a aidé ses parents qui ont ouvert un des premiers commerces sur la dalle du Val-Fourré en 1979. Il a ensuite occupé plusieurs postes dans la grande distribution auprès des enseignes Ed, Franprix et Intermarché. « Je suis très satisfait, cela promet un bel avenir », sourit Bader Daress, qui n’hésite pas à être « 24h/24 » au magasin.

Avec son slogan « Vos courses moins cher », le Supeco de Buchelay a su trouver sa clientèle. « Nous recevons entre 550 et 650 clients par semaine, et 750 le samedi, précise Bader Daress. Il y a du passage, on n’a pas le temps de s’ennuyer. » La politique tarifaire est l’un des principaux atouts du magasin. « Les clients apprécient le rapport qualité-prix, on se bat pour le conserver, surtout sur les produits de première nécessité et les produits frais, poursuit le nouveau président. […] C’est de l’arrivage, avec des prix très attrayants, défiant toute concurrence, ce n’est pas une différence de 10,20 centimes, c’est vraiment des euros de ­différence de prix. »

Il prend pour exemple le prix des tomates grappes françaises : « Elles sont actuellement à 3,4 euros le kilo, nous les faisons à 1,29 euro. »

Bader Daress met également l’échange avec le client au coeur de sa politique de gestion : « Je suis de l’ancienne école, ce que j’ai appris c’est donner du temps au client. Ce n’est pas oui bonjour, au revoir et c’est tout. J’ai des clients qui me racontent leur vie toute la journée, je connais pas mal de clients et d’un côté c’est plaisant, on oublie nos [propres] soucis. » Un constat que partage Lahbib Eddaouidi : « La clientèle s’est fidélisée. »

Avec ses près de 5 000 produits référencés, le magasin s’emploie à toujours proposer des nouveautés. C’est dans cette logique que des travaux sont entrepris afin de pouvoir proposer au mois de septembre prochain « une boucherie haut de gamme », ainsi qu’un réagencement de l’espace fruits et légumes. « On passe de trois à quatre éléments pour proposer plus de références, miser sur les fruits de saison », souligne Bader Daress.