Le 19 août, un jeune homme s’est rendu au bar le Manga, situé 22 avenue du Manet, pour passer une soirée avec ses amis. À la fermeture du bar, aux alentours de minuit, de nombreuses personnes sont restées aux alentours pour finir ­tranquillement leur verre.

Une dispute a alors éclaté pour une raison inconnue. Le jeune homme s’est alors approché des protagonistes pour leur dire de se calmer quand il a été pris à partie par deux autres hommes.

Ces derniers l’ont mis au sol, l’ont roué de coups de pieds et de poings avant de lui assener également des coups de couteau. La victime a réussi à se relever pour rejoindre ses amis qui ont fait ­partir les ­agresseurs.

Le jeune homme molesté s’est vu délivrer 10 jours d’ITT (Incapacité temporaire de travail), présentant notamment une plaie sur la longueur de la nuque d’une quinzaine de centimètres qui a nécessité 13 points de suture, et une plaie sur la paroi abdominale gauche qui a, elle, engendré quatre points de suture.

Un couteau de type Opinel a été retrouvé sur les lieux de l’agression. Les empreintes d’un des deux agresseurs ont été révélées via la recherche ADN qui a été faite sur le couteau. Les nombreuses auditions de témoins et les recherches en téléphonie ont permis de confirmer l’identité du premier mis en cause ainsi que d’établir celle du second.

Une opération d’interpellation a été menée le jeudi 25 août. Se sachant recherchés, les deux agresseurs, âgés de 23 et 24 ans, n’étaient pas présents à leur domicile respectif. La mère d’un des deux hommes, a donné aux policiers le nom d’une troisième personne chez qui les individus avaient pu passer la nuit. Après une surveillance discrète de l’appartement de cette tierce personne, qui a permis de confirmer la présence des deux mis en cause à l’intérieur, une nouvelle opération d’interpellation, concluante cette fois-ci, a eu lieu.

Placés en garde à vue au commissariat de Trappes, les deux suspects ont expliqué que la dispute avait débuté par un échange de mauvais regards. L’un des deux hommes a avoué avoir donné des coups de couteau, tandis que l’autre a nié toute implication dans la rixe.

L’ADN retrouvé sur le couteau et les auditions ont laissé penser que le premier mis en cause protégeait le second, qui risquait une plus lourde peine au vu de son profil. En effet, le deuxième mis en cause est très défavorablement connu des services de police et il est actuellement en libération conditionnelle suite à une ­condamnation ­précédente.

Sur instructions du Parquet, les deux hommes ont été déférés en vue d’une comparution immédiate. L’individu le plus défavorablement connu des services de police a été condamné à une peine de quatre ans de prison, dont un avec sursis.Son comparse a écopé d’un an de prison, dont six mois avec sursis.