Le 12 septembre dernier, un arrêté préfectoral a officiellement mis fin à l’autorisation donnée au cimentier Calcia d’exploiter une carrière de calcaire à ciel ouvert à Brueil-en-Vexin. Pourtant, le 1er avril dernier, un jugement du Tribunal administratif de Versailles avait débouté communes, associations et parc naturel régional du Vexin. Le 12 septembre 2022, se rendant aux arguments des Yvelinois, l’État a finalement tranché : le cimentier n’exploitera pas de carrière de calcaire à ciel ouvert à Brueil-en-Vexin. Grâce à l’opposition composée d’associations environnementales, de riverains, d’élus locaux et nationaux parmi lesquels Michel Vialay, ancien député de la circonscription, le Conseil départemental des Yvelines estime que « la raison est enfin entendue ».

Ce projet faisait semble-t-il peser des risques environnementaux et sanitaires (qualité de l’air et de l’eau, poussières, nuisances sonores), sur les populations environnantes. Des manquements par ailleurs relevés par la Préfecture. Installé à Guerville depuis 1921, Calcia avait également annoncé en 2019 sa volonté de transférer son siège social à La Défense. Cette décision, opérée en 2022, condamnait l’immense majorité des emplois yvelinois de ­l’entreprise.

Le président LR du Département, Pierre Bédier, se félicite de cet arrêté qui met un terme à un contentieux long de vingt-deux ans. Dès 2019, Pierre Bédier s’estimait trahi par ce déménagement injustifié, fustigeant « des patrons voyous qui veulent retirer la majorité des emplois, pour laisser seulement les nuisances ». Abasourdis par des dirigeants qui ne respectent pas leurs engagements, Pierre Bédier et Philippe Tautou – alors président de la communauté urbaine Grand Paris Seine et Oise (GPSEO) – , avaient demandé à Calcia de retirer son projet de déménagement avant le 16 janvier 2020. Sans quoi, ils proposeraient que les carrières soient interdites dans le PLUI (plan local d’urbanisme intercommunal) de GPSEO.