Les habitants de vallée de Seine sont appelés à se mobiliser. Jusqu’au 25 septembre inclus, ils peuvent voter pour le budget participatif écologique de la région Île-de-France. L’objectif est de permettre à des collectivités, des entreprises ou des associations de développer des projets écologiques en obtenant des financements de la Région. En vallée de Seine, de nombreuses propositions ont été formulées. Toutes sont recensées sur le site internet du conseil régional à l’adresse iledefrance.fr/budget-participatif-ecologique où il est possible de voter. La Gazette en a sélectionné quelques-unes.

À Vaux-sur-Seine, les insectes seront les bienvenus. Un projet de création d’un hôtel à insectes et de plantation d’espèces mellifères vivaces et d’arbustes rue du Port est effectivement proposé pour un coût de 4 000 euros. « Le nichoir de l’hôtel à insectes va être composé de compartiments de diverses tailles pour y déposer des tiges de bambous et de roseaux, brindilles et vieilles écorces d’arbre, fibre de bois et pommes de pin, paille et pots en terre cuite. Ceci pour attirer divers insectes pollinisateurs », indique la Ville sur sa page Facebook le 12 septembre dernier. Le parterre fleuri sera, lui, un « argument supplémentaire pour l’obtention de notre première fleur ».

Du côté de Carrières-sous-Poissy, plusieurs projets sont également soumis aux votes des Franciliens. Parmi eux, on y trouve l’installation de nouveaux nichoirs pour les mésanges et les chauves-souris sur l’espace public de la commune pour un coût de 1 000 euros. « L’objectif pour la Ville de Carrières-sous-Poissy est de participer à la restauration de la faune et de rendre la ville plus favorable au maintien de la biodiversité. La démarche se veut également pédagogique en promouvant cette action simple auprès des habitants qui pourront la mettre en œuvre dans leur jardin », indique le communiqué

Les nichoirs ne sont cependant pas les seuls projets souhaités à Carrières-sous-Poissy puisqu’on peut également noter la volonté de réhabiliter la mare des impressionnistes. « La mare des impressionnistes est un milieu humide artificiel paysager situé dans le centre [de la commune]. Suite à la dégradation de l’étanchéité de la structure, la municipalité a décidé de transformer ce lieu pour créer un espace pédagogique sur les milieux humides tout en permettant une réhabilitation écologique de la mare », explique la Ville en insistant sur la volonté de « réimplanter des espèces endémiques » et d’établir un « parcours pédagogique » permettant la sensibilisation du public aux enjeux de la préservation des zones humides. Le coût est de 10 000 euros.

Un tout autre projet est proposé à Villennes-sur-Seine. Pour valoriser les biodéchets des cantines scolaires, la commune souhaite s’équiper d’un composteur électromécanique Upcycle pour un coût de 10 000 euros. Les biodéchets transformés en compost seront ensuite exploités par le service des espaces verts.

La réduction des biodéchets est également voulue à Andrésy. Pour 9 000 euros, l’association Les Colibris d’Andrésy souhaite créer, en accord avec la Ville, un poulailler collectif et pédagogique. « Les habitants qui participeront à l’entretien des poules seront invités à récolter les œufs », déclare l’association en ajoutant que « des petites plantations comestibles et décoratives » seront aussi placées près du poulailler.

L’association d’aviron de Meulan Les Mureaux Hardricourt a, elle aussi, fait une proposition de projet. Pour un montant de 10 000 euros, elle souhaite pouvoir remplacer les moteurs thermiques à essence des quatre bateaux de sécurité et d’encadrement du club par des moteurs tout électrique alimentés par des batteries. « Nous pratiquons tous ce sport pour la proximité qu’il apporte à une nature exceptionnelle dans le cadre d’un bras de Seine dédié à la pratique de l’aviron et donc exempt de circulation des engins de transports (péniches). Il est donc particulièrement dommage que pour assurer la sécurité de la pratique nous soyons amenés à dégrader cet environnement magnifique et perturber la quiétude des riverains par l’usage de ces canaux moteurs », affirme ­l’association.