Le lundi 26 septembre, le tribunal judiciaire de Versailles a jugé un homme, de 46 ans, accusé de 20 années de violences conjugales. « Dans le box, un homme de 46 ans. Il en paraît dix de plus. Face à lui, son épouse. La seule femme qui a partagé sa vie. Dans le public, les membres de la famille. Venus en nombre », débute un article de 78actu.

Le 22 septembre dernier, l’homme rentre ivre chez lui à Mantes-la-Jolie. Il souhaite retourner boire avec ses amis. Sa femme l’en empêche en saisissant sa carte bancaire et les clés de la voiture. En retour, l’homme l’insulte et la frappe. Elle décide d’appeler la police.

Au commissariat, la femme explique aux enquêteurs que son compagnon avait pris l’habitude de la frapper depuis leur mariage en 2002. « Il m’a toujours frappée, avec ou sans raison. Même enceinte. Je cachais les bleus avec du ­maquillage », témoigne-t-elle.

Les enfants du couple, eux, ont expliqué que leur père avait un gros penchant pour l’alcool : « Papa ? Il boit dès le réveil. Jusqu’à minuit. Il insulte et menace maman. Il lui jette des trucs. Une fois, il l’a mordue au bras, jusqu’au sang ».

L’homme a expliqué qu’il a un problème avec l’alcool. Ce à quoi le juge lui répond : « On ne vous reproche pas de boire mais d’être violent avec votre femme. »

Malgré les coups portés à sa femme, cette dernière a pris sa défense. « D’abord je veux dire que j’ai décidé de retirer ma plainte. Quand il ne boit pas, c’est un ange. Ensuite, nous sommes mariés pour le meilleur et pour le pire. Là, c’est le pire. Après, ce sera le meilleur. »

Des propos intenables pour le juge. « Le problème c’est qu’il boit tous les jours. Et ensuite, vous devez comprendre que le pire dure depuis 20 ans ! » Quant à la procureure de la République, elle a estimé que « les témoignages des enfants sont terribles. Il considère sa femme comme un punching-ball. Ses excuses, je n’y crois qu’à moitié. Il doit être puni », poursuivent nos confrères.

Quatre ans de prison, dont deux années avec sursis pendant 3 ans, avec incarcération ont été demandés. Finalement, l’homme écopera d’une année de prison avec incarcération à domicile, sous bracelet électronique.

« Il devra vivre chez son frère, en Eure-et-Loir et également se soumettre à des soins », précise 78actu. Par ailleurs, il a interdiction d’entrer en contact avec sa femme et de se rendre au domicile familial.

« Dans cette affaire, si les violences ont duré 20 ans, la justice n’a retenu qu’une période de prévention allant de septembre 2016 à septembre 2022, au regard de la prescription ».