Le projet d’aménagement du quartier gare d’Épône-Mézières avance. Le 12 octobre dernier, lors de l’Université des mairies de l’Ouest parisien (Umop), le président LR du Département, Pierre Bédier, s’est engagé à soutenir financièrement ce projet à hauteur de 6,3 millions d’euros dans le cadre de la signature Prior’Yvelines. Comme le rappelle un communiqué de presse du Département daté du jour de la signature, ce programme départemental soutient effectivement la création de logements, et notamment des logements sociaux, dans des « territoires à potentiel urbain tels que les quartiers de gare, les friches et cœurs d’agglomération ». L’engagement financier du Département ravit, en tout cas, le maire de Mézières-sur-Seine, Franck Fontaine (Renaissance) et d’Épône, Guy Muller (LR).

« L’équilibre financier n’était pas bouclé [sur le projet de ce quartier], déclare le maire épônois. Il y avait un déficit sur l’opération globale et donc le Département a décidé, comme il l’a fait ailleurs, de subvenir à l’équilibre financier avec un [montant dans le cadre du Prior’Yvelines] tout à fait conséquent […] pour venir boucler l’équilibre financier […]. Cette signature nous rassure, bien évidemment, dans la mesure où on a plus de certitudes aujourd’hui d’arriver au bout parce qu’il y a de l’espace public, des équipements qui sont juste indispensables à la vie de demain [avec la construction de ce projet]. »

Selon le communiqué du Département, le coût total de ce projet d’aménagement est estimé à « 42 millions d’euros hors taxe ». Il prévoit, au total, la création de « 717 logements » dans ce quartier dont la gare accueillera, dans les prochaines années, le prolongement du RER E. Les habitations seront réparties sur les deux communes d’Épône et de Mézières-sur-Seine. « Il y [en] aura un peu plus [sur Mézières-sur-Seine]. Dans tout cela, il y aura environ 400 logements sur Mézières-sur-Seine parce qu’il y a plus de surface », explique Franck Fontaine.

Les logements qui seront créés dans ces deux villes se veulent en tout cas diversifiés. Le Département explique effectivement que, sur les « 717 logements », « 15 % [seront] en bail réel solidaire réalisé par l’Organisme foncier solidaire (OFS) des Yvelines, 15 % [seront] en logements locatifs sociaux et 10 % en logements locatifs intermédiaires ». Ces créations d’habitations s’accompagneront également de nouveaux équipements publics avec la sortie de terre d’un « groupe scolaire de 16 classes » dans ce futur quartier, d’un « équipement sportif » et de « plus de 5 000 m² de commerces ».

« Ces créations d’espaces commerciaux correspondront aux besoins du quartier gare et on va essayer de faire en sorte qu’ils ne soient pas en concurrence avec le développement économique et commercial présent en centre-ville », affirme Guy Muller en insistant sur le fait qu’il est essentiel pour la municipalité de réfléchir dès à présent au développement du quartier pour ne pas le voir se développer de façon « anarchique » après l’arrivée du RER E en gare d’Épône-Mézières.

« Si on n’investit pas notre énergie dans ce quartier en décidant ce qu’on va y faire, naturellement la nature n’aimant pas le vide, les promoteurs vont vouloir y faire ce qu’ils veulent et au-delà de construire notre avenir on va le subir », ajoute Franck Fontaine en rappelant qu’en accord avec la communauté urbaine Grand Paris Seine et Oise (GPSEO), ce quartier sera un éco-quartier avec des « matériaux renouvelables issus du circuit court », des logements agréables à vivre et une réflexion sera menée pour réduire au maximum la facture énergétique.

L’édile Guy Muller espère voir les « premiers coups de pelle fin 2023 » et insiste sur le fait que la livraison de ce futur quartier prendra plusieurs années. D’après le Département, l’éco-quartier est effectivement attendu « d’ici 2035 ».