Accusé de conduite en état d’ivresse, de refus d’obtempérer, de rébellion, de dégradation d’un véhicule et de récidive le mardi 15 novembre, l’homme avait été condamné pour des faits similaires en octobre dernier.

Âgé de 35 ans et résidant à Epône, il a été arrêté le 15 novembre, à 16 h 10, après que la police l’est aperçu au niveau du Val-Fourré à Mantes-la-Jolie, en conduisant avec une vitesse excessive. Alors que la police a tenté de l’interpeller, celui-ci a pris la fuite ce qui a donné lieu à une course-poursuite. L’homme a traversé plusieurs feux rouges et roulait très vite, à proximité des piétons. À contresens, celui-ci a manqué de percuter un véhicule de livraison avant de franchir un nouveau feu rouge. Il a, par la suite, emprunté un sens giratoire, en a fait son tour et a percuté l’arrière d’un véhicule puis a continué sa course en s’engageant à contresens dans une voie de bus. L’équipage de police a demandé du renfort. Cette aide policière supplémentaire a ordonné à l’individu de s’arrêter mais le trentenaire a, malgré tout, continué de suivre sa course avant de heurter un trottoir qui a crevé sa roue avant et immobilisé son véhicule.

Enfin arrêté, il a refusé de se laisser menotter et quatre policiers ont dû s’y mettre pour y parvenir. L’homme tenait debout péniblement et sentait l’alcool selon ces policiers. Arrivé au poste de police, il a refusé le test d’alcoolémie et le dépistage de produits stupéfiants. Il a alors expliqué aux policiers être revenu d’un entretien d’embauche qui s’était mal passé et avait décidé de boire à cause d’un problème d’alcool. Il se serait alors rendu dans une association pour aider les personnes alcooliques. Après avoir reconnu être en état d’ivresse et ne se souvenir de rien, il a accepté le test d’alcoolémie, à 19 h. Il a été testé à 0,76 gramme. L’homme qui s’était vu retirer son permis de conduire en octobre dernier aux Mureaux suite à des faits similaires savait qu’il conduisait dans l’illégalité.

Jeudi 17 novembre, devant le tribunal judiciaire de Versailles, celui-ci a expliqué : « Quand je bois, je suis quelqu’un d’autre. Je ne me souviens de rien. J’ai des absences à cause de l’alcool. La police m’a fait visionner des vidéos donc j’ai pu voir ce que j’ai fait. Ça m’a donné des sueurs car ça aurait pu être bien pire. »

Père de deux enfants, il s’était engagé devant le tribunal, un mois auparavant, à ce que ce genre de comportement ne se reproduise plus. Avec un casier judiciaire comportant 17 condamnations depuis 2005 pour différents faits, l’homme n’avait pas respecté les mesures prises par le juge d’application des peines en août 2021 et valable ­pendant deux ans.

Devant le tribunal, il explique avoir été licencié le 3 novembre suite au jugement d’octobre et être actuellement à la recherche d’un nouvel emploi. « À partir de décembre, je vais suivre une formation et j’en attends beaucoup. J’espère que cela me ­permettra de changer », indique-t-il au juge.

Suite à la délibération, il a été reconnu coupable de faits et encourt 12 mois d’emprisonnement, dont six mois de sursis probatoire. Il est également dans l’obligation d’indemniser les victimes, travailler ou suivre une formation et suivre des soins. Il devra 708 euros à la victime dont le véhicule a été endommagé et 300 euros chacun à deux policiers.