Le mardi 31 mai 2022, des policiers de la commune d’Epône avaient été informés par une riveraine qu’un pavillon, rue Emile Sergent à Epône, servait de « maison close » depuis plus d’un an. Les policiers ont alors pris contact avec les occupants du pavillon et se sont retrouvés en présence d’une jeune femme à moitié dénudée qui confirmait se livrer à la prostitution en compagnie de quatre autres jeunes femmes de nationalités étrangères.

Selon les premiers éléments, les prostituées recevaient entre deux et cinq clients par jour, via les sites « Wannonce » et « Sexmodel » et remettaient mensuellement la somme de 1 000 euros à un homme pour « le loyer ». Une enquête a été ouverte tandis que l’activité se poursuivait dans les lieux, spécialement aménagés à cet effet. Les cloisons étaient légères et de nombreux matelas se trouvaient par terre. De plus, les prostituées changeaient régulièrement. Le propriétaire du logement s’est révélé être un homme de 42 ans, demeurant à Epône, et connu du traitement d’antécédents judiciaires (TAJ) pour des faits similaires, dont le proxénétisme.

Des investigations ont été réalisées. L’étude de ses comptes bancaires a permis de mettre en lumière des flux créditeurs. 62 000 euros entre décembre 2021 et octobre 2022 ont semblé anormaux aux policiers, par rapport au salaire mensuel de 2 000 euros qu’il déclarait. Le mardi 15 novembre 2022, l’individu a été interpellé à son domicile et placé en garde à vue. Suite à la perquisition effectuée à son domicile, la somme de 1 365 euros a été saisie ainsi qu’un téléphone portable et de nombreux tickets de jeux. La fouille de ses ­véhicules s’est, elle, avérée ­infructueuse.

En audition, l’homme a reconnu avoir perçu des loyers en lien avec la prostitution à hauteur de 1 000 euros par mois et ce pendant un an. Il justifiait les flux créditeurs sur ses comptes par des gains aux jeux de grattage ainsi que par la revente de ferraille dans les sociétés spécialisées. À l’issue de la mesure de garde à vue, l’homme a été déféré au tribunal judiciaire de Versailles dans le cadre d’une convocation par procès-verbal avec placement sous contrôle ­judiciaire.