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Moustapha A., le père de famille avait été tué aux Mureaux en 2019. En effet, 42 coups de couteau lui avaient été infligés devant son domicile, rue Aristide Briand, en décembre 2019. Son corps avait été retrouvé enterré dans le parc du ­Sautour.

Le procès du présumé meurtrier a été interrompu devant la cour d’assises de Versailles, le 24 novembre dernier. Yassine, âgé de 26 ans et étant poursuivi pour assassinat présumé, a effectué une expertise psychiatrique le matin même et n’a pas été jugé apte à participer au procès. Celui-ci sera donc repoussé à une date ultérieure, encore inconnue.

L’homme a été absent le premier jour du procès, « refusant d’être extrait de sa cellule de la prison de la Santé (Paris), sous prétexte qu’il avait avalé une lame de rasoir. C’était faux ! », explique 78Actu. Le lendemain, celui-ci n’a que très peu répondu aux questions des juges tout en étant extrêmement agité. « On nous décrit un homme qui vociférait, tenait des propos décousus, crachait et s’infligeait diverses violences. Il a par exemple retiré ses chaussures pour se frotter les pieds sur un banc de la cour d’assises, jusqu’à se faire saigner », continue 78Actu.

À plusieurs reprises, six ou sept policiers ont dû le maîtriser. Mercredi 23 novembre, l’homme est apparu en camisole et menotté lors du procès. C’est alors que Monsieur Paul-Jacques Debomy, son avocat, a demandé une expertise psychiatrique afin de s’assurer qu’il « ne simule pas ».

Selon 78Actu, le 24 novembre, « un expert psychiatre l’a examiné à la maison d’arrêt de Bois-d’Arcy. En pénétrant dans sa cellule, le médecin a découvert un homme nu, baignant dans l’urine, ses vêtements pendus au plafond. Quand on lui a demandé de se rhabiller, il aurait mis le haut à la place du bas. Selon l’expert, l’accusé souffrirait de « troubles schizophréniques », aggravés par le fait qu’il « refuse de prendre son traitement. » »

Yassine sera jugé plus tard. Selon les premiers examens psychiatriques établis au début de l’enquête, ils « ont conclu qu’il n’y avait pas d’abolissement du discernement au moment des faits », selon 78Actu. L’homme avait reconnu les faits lors de son ­interpellation.