Nous sommes le 6 juin 2021. Une enfant de 5 ans se présente, avec ses parents, à la brigade de protection des mineurs pour porter plainte pour des faits d’agressions sexuelles. L’agresseur, âgé de 34 ans, n’en est pas à son coup d’essai, selon Le Parisien.

Domicilié à Saint-Cyr-L’école, ce dernier était, la veille, du côté de Mézières-sur-Seine, pour un repas chez les parents d’un collègue récemment décédé. Il profitera de cette occasion pour agresser sexuellement la fillette, tandis qu’ils se retrouvaient seuls dans le salon et dans le jardin.

L’enfant racontera l’agression à ses parents le soir-même. Lors de son placement en garde à vue, le prédateur reconnaît les faits. La mère de la fillette contacte alors la sûreté départementale des Yvelines, indiquant que l’homme avait pu commettre des attouchements sur une autre jeune fille de 12 ans. En effet, la mère de cette dernière lui avait fait part, en juillet 2021, d’agissements similaires de la part de l’agresseur auprès de sa fille. L’exploitation de son ordinateur portable permettra de trouver la trace d’une troisième victime, elle aussi âgée de 12 ans, qu’il avait rencontré sur internet.

C’est justement sur internet, via des chats vidéo, que l’agresseur avait l’habitude d’approcher des jeunes filles, selon Le Parisien. Il leur demande alors de se dénuder, de s’adonner à des actes sexuels, soit seules, soit avec d’autres enfants, ou même avec leur chien. L’individu possédait également des centaines de photos à caractère zoophile et pédopornographique, jugées « insoutenables » par la procureure de la République de Versailles. Le tribunal correctionnel de Versailles l’a condamné, le vendredi 6 janvier dernier, à 6 ans de prison avec maintien en détention, ainsi qu’une obligation de soins, et une interdiction définitive de travailler en contact avec des mineurs, tandis que la procureure avait, elle, requis 7 ans ­d’emprisonnement.