C’est au sein de la toute fraîche aile F de l’établissement que l’état-major du Centre Hospitalier Intercommunal Poissy Saint-Germain-en-Laye (CHIPS) a adressé ses vœux, ce mardi 17 janvier, à l’occasion de la nouvelle année. Une première pour cette partie du bâtiment, érigée fin 2020 et d’une superficie de 20 000 m². Une première, également, pour la nouvelle directrice générale Diane Petter, nommée il y a quelques mois à la tête du CHIPS, mais également des hôpitaux de Mantes-la-Jolie et de Meulan-Les Mureaux.

Après une vidéo retraçant la genèse de ce nouveau bâtiment accueillant notamment les services de maternité, Diane Petter a tenu à rappeler les « piliers » de sa mission : « prévenir », « former » et « innover ». Tout en se remémorant les événements majeurs de l’année passée, marquée par non pas une, mais plusieurs crises qui ont bouleversé l’activité des hôpitaux. De la fermeture des urgences adultes en juillet, à la régulation des entrées aux urgences pédiatriques depuis octobre, le manque de personnels aura poussé l’hôpital à prendre des mesures drastiques. Si les difficultés demeurent, notamment pour « recruter et fidéliser », l’année 2023 s’annonce ambitieuse en terme d’innovation. En témoigne la prochaine rénovation des services de psychiatrie, ainsi que le projet du Clos Saint-Louis dans le centre-ville de Saint-Germain-en-Laye, qui accueillera un « pôle bien-être » et un éco-quartier en lieu et place de l’ancien site de l’hôpital. Un nouvel équipement « différent », et qui « permettra d’accueillir la patientèle de demain » comme le souligne Arnaud Péricard, maire DVD de Saint-Germain-en-Laye et président du conseil de surveillance de l’hôpital.

Il s’agissait également de la première cérémonie de vœux pour la nouvelle Présidente de la commission médicale d’établissement et cheffe du service de biologie médicale, le docteur Valérie Serazin. Celle qui a succédé au professeur Rosenberg souhaite avant tout s’inscrire « dans la continuité de ses projets », et a tenu à rappeler, outres les différentes crises, que l’année 2022 s’est aussi révélée porteuse d’espoir. « L’année a été marquée par la reconnaissance des experts visiteurs de l’HAS quant à la qualité de soins délivrés aux patients », a-t-elle souligné, tout en rappelant la création d’une « commission d’attractivité avec des missions clairement ­identifiées ».

La maire DVD de Poissy, Sandrine Dos Santos, s’est également prêtée à l’exercice, en insistant sur l’importance d’investir dans l’humain avant tout. « Que l’année 2023 vous permette de souffler, pour retrouver des conditions de travail respectueuses de vos situations », a-t-elle adressé aux soignants présents. Le CHIPS a bénéficié d’investissements massifs et nécessaires. La Ville se réjouit de ces initiatives, mais la crise de l’hôpital doit nous inviter à repenser cette façon de croire que les investissements sur le bâti vont régler les problèmes du système de soin. L’urgence, c’est l’humain. On pourra investir sur les chambres et les lits tant que l’on veut, mais sans personnel, ils n’ouvriront jamais. »

Le sous-préfet de Saint-Germain-en-Laye Jehan-Éric-Winckler a pris le soin de clôturer la cérémonie, soulignant l’esprit de collaboration et de solidarité qui anime le CHIPS avec les mots d’Antoine de Saint-Exupéry : « La pierre n’a point d’espoir d’être autre chose que pierre. Mais, de ­collaborer, elle s’assemble et devient temple. »