L’ARS Île-de-France maintient sa recommandation de ne pas consommer les œufs des poulaillers domestiques

Émise à titre conservatoire au mois d’avril, l’ARS d’Île-de-France confirme sa recommandation le 20 novembre en raison de la présence dans les sols de « polluants organiques persistants ».

INSEE

L’étude définitive menée sur 25 poulaillers domestiques en Île-de-France confirme des teneurs en polluants organiques persistants (POP) et en substances per- et polyfluoroalkynées (PFAS) importantes. Après avoir émis, à titre conservatoire, une recommandation de non-consommation des œufs des poulaillers domestiques en Île-de-France le 19 avril 2023, l’Agence régionale de santé Île-de-France confirme cette recommandation, mais la restreint aux œufs pondus dans l’agglomération, soit les 410 communes qui composent l’unité urbaine de Paris (dont Paris, l’ensemble des communes de Seine-Saint-Denis, des Hauts-de-Seine, du Val-de-Marne, certaines communes de Seine-et-Marne, des Yvelines, d’Essonne et du Val-d’Oise).

Les femmes enceintes, les femmes allaitantes et les enfants doivent particulièrement se méfier car les effets à long terme d’une exposition aux POP – notamment en raison de leur potentiel effet perturbateur endocrinien – peuvent initier des maladies chroniques et agir sur le développement des fonctions reproductives et immunitaires. Toutefois, la recommandation vaut pour l’ensemble de la population ­francilienne.