Municipale 2026 : Dylan Guelton promet qu’il n’y aura pas « de langue de bois »

Élu d’opposition depuis 2020, l’écologiste Dylan Guelton s’affirme comme la candidature de rupture avec le maire de Magnanville. À 28 ans, ce consultant informatique fait valoir sa vision d’une commune plus « ouverte », « transparente » et « participative ».

Pour les Magnanvillois qui ne vous connaîtraient pas encore, pourriez-vous vous présenter en quelques mots ?
Je suis Magnanvillois de naissance, j’ai été à l’école maternelle, à l’école primaire, au collège et au lycée à Magnanville. J’ai fréquenté aussi des associations sportives et culturelles, j’étais au conseil d’administration de l’OMMASEC, l’association qui gérait la salle de spectacle du Colombier et la vie culturelle. C’est ça qui m’a lancé dans la vie politique locale, puisque quand Michel Lebouc est arrivé, il a décidé de mettre fin à cette association qui était évidemment énormément financée par la Ville.

Qu’est-ce qui vous a motivé à vous lancer en tant que tête de liste ?
C’est quelque chose de longue date : en 2020, il y avait deux projets de listes différents face à Michel Lebouc, mais on a fusionné avant même le premier tour et je suis devenu directeur de campagne de Nicolas Laroche (battu de 35 voix, Ndlr). On a géré le groupe tous les deux, à la fois la liste et après le groupe d’élus. Et quand Nicolas Laroche a démissionné, j’ai été à la tête du groupe d’élus d’opposition. Après, ça s’est fait assez naturellement quand on a parlé de 2026. J’ai demandé aux autres élus s’ils avaient la volonté de se présenter. Mais tout le monde sait très bien que tête de liste et potentiellement maire, c’est un investissement important. Donc finalement, personne n’en veut vraiment de ce siège-là. Moi, ce qui m’intéresse, c’est les dossiers, c’est de pouvoir travailler pour faire en sorte que ça se passe bien. Avec moi, il n’y a pas de langue de bois.

Quelles sont vos mesures phares pour Magnanville ?
Il y a une chose qui nous paraît importante, c’est que Magnanville s’urbanise beaucoup, c’est une grosse inquiétude des gens. On ne peut pas vendre du rêve, mais notre objectif, c’est de faire tout ce qu’on peut pour que ça soit contrôlé, qu’on le fasse de manière intelligente, pour essayer de ne pas trop densifier d’un seul coup.

Ensuite, il y a eu beaucoup de com’ sur la sécurité à Magnanville. Je sais que la vidéosurveillance, c’est une attente des gens. Il y a beaucoup de personnes qui ont l’impression que c’est très utile. Les études prouvent le contraire : c’est vraiment un sentiment de sécurité. Ce qu’il faut, c’est plutôt concentrer les financements sur la médiation, la présence humaine, et sur le développement de la police municipale, en leur donnant de bonnes conditions de travail.

Pour la santé, la problématique des médecins en tant que telle, on ne la résoudra pas, parce qu’il y a un manque de médecins à l’échelle nationale. Mais on veut insister sur la « prévention », faire en sorte que les gens ne soient pas malades, par exemple en favorisant la pratique sportive. On propose d’aider financièrement les familles aux revenus modestes pour qu’elles puissent inscrire leurs enfants dans un club de sport de la commune. Pour l’alimentation, on souhaite proposer des paniers de fruits et légumes frais et locaux aux femmes enceintes, pour que les personnes aux faibles revenus puissent s’alimenter correctement.

Quant à l’environnement, il faut l’envisager comme une philosophie globale. On a des propositions que tous les camps reprennent : tout ce qui va aller dans le sens des mobilités douces, des transports en commun, on va essayer de l’encourager. Il y a des choses qu’on aimerait étudier, comme les panneaux solaires sur des grosses structures communales, la récupération des eaux pluviales… Chaque décision qu’on prendra doit être réfléchie par ce prisme-là.

Concernant le projet de prison, êtes-vous sur la même longueur d’onde que le maire, qui se bat contre sa construction ?
Oui, mais je mettrais une nuance : quand le projet a été annoncé, Michel Lebouc n’était pas contre. Après l’annonce, quatre jours plus tard, on avait un conseil municipal, et les gens se sont rassemblés devant la mairie. La première chose qu’il leur dit, c’est « Vous êtes 400, vous n’êtes qu’une goutte d’eau, vous ne représentez pas les Magnanvillois ». Moi, je m’en rappelle très bien, et il y a beaucoup de gens qui se ­rappellent de cette histoire-là.

Avec ce projet, on cumule les choses qui ne vont pas : sur des champs au-dessus de nappes phréatiques, qui sont en plus argileux… En plus à côté d’un lycée, pas très loin du collège ? Évidemment qu’on est contre. Aujourd’hui, on n’a pas de nouvelles, je ne pense pas que ce soit la priorité. Pas de nouvelles, bonnes nouvelles. Mais il ne faut pas laisser le sujet s’endormir. Peut-être que demain, il va falloir se remobiliser.