Nazim Bekhti : « Ce sont les habitants qui m’ont poussé à me présenter »

En mars prochain, cet entrepreneur mantevillois de 36 ans se lancera dans sa première campagne municipale. Nazim Bekhti axe son futur programme sur la sécurité, la jeunesse et le logement. Il souhaite également être un élu de terrain.

DR

Quel est votre attachement à Mantes-la-Ville ?
Ma mère, née à Mantes-la-Jolie, était retournée en Algérie pour se marier. Elle est revenue en France en 1998 avec mon frère, ma sœur et moi et nous avons emménagé dans le quartier des Merisiers. Après mes études supérieures à Saint-Germain-en-Laye en informatique, j’ai ouvert un commerce dans ce quartier de Mantes-la-Ville en 2013. Je suis également mandataire immobilier et je suis actif sur les réseaux sociaux : je tiens la page « Je suis de Mantes-la-Ville », créée en 2014, notamment pour créer du lien entre les habitants.

À quel moment vous vous êtes intéressé à la politique ?
Cela a commencé en 2014, notamment avec l’arrivée du Rassemblement National à la Mairie. On en parle moins maintenant mais ils ont fait du mal à la ville. À mon sens, durant cette mandature, nous étions devenus une ville morte. Il n’y avait plus d’activité, que ce soit au niveau associatif ou culturel, plus de lien entre les gens à tous les niveaux. Cela a été très mauvais pour Mantes-la-Ville.

Qu’est-ce qui vous a poussé à vous présenter ?
Pendant X années, j’étais présent, notamment avec le groupe « Je suis de Mantes-la-Ville », à voir les problématiques que rencontraient les habitants et j’essayais à mon niveau d’y répondre. Mais malheureusement, à un moment donné, on est bloqué, parce qu’on n’a aucun ­pouvoir en tant que simple citoyen.

Qu’est-ce qui vous distingue des autres candidats ?
Vu que j’ai grandi ici, que je suis commerçant ici, et que je suis actif sur les réseaux sociaux, je suis un homme de terrain. Et si je gagne, je serai un maire de terrain. C’est très important et très demandé. Ce sont les habitants qui m’ont poussé à me présenter. Depuis un an et demi, deux ans, je reçois beaucoup de messages. Ils m’interpellent et me disent « présente-toi, tu es quelqu’un qui connaît la ville, qui s’y intéresse ».

Comment avez-vous construit votre programme ?
Avec les différentes composantes de gauche (Communiste, EELV, LFI, PS, Ndlr), nous sommes allés faire du porte-à-porte depuis à peu près un an car on pense que pour faire un bon programme, il faut qu’il parle à tous les habitants et qu’il les représente. Le futur maire doit penser à toute la ville et à toutes les tranches d’âge. On a repéré plusieurs points.

Tout d’abord la sécurité. Il y a un sentiment d’insécurité qui règne dans Mantes-la-Ville. Ensuite vient la propreté. Les gens me disent très souvent que la ville n’est pas propre, n’est pas entretenue. Et un point qui me tient à cœur, la jeunesse. On sent qu’il y a une jeunesse qui est délaissée. À mon sens, il faut accompagner les jeunes, dès la naissance et jusqu’à l’âge adulte. Par ailleurs, en plus de les rénover, les écoles doivent compter plus d’ATSEM. Et bien sûr, accompagner les associations, parce qu’on a un tissu associatif qui est très riche. Les actions concrètes du programme seront révélées ­prochainement.

La prochaine mandature s’annonce complexe avec des coupes budgétaires aussi bien au niveau du Département que de l’État. Cela vous fait-il peur ?
Pourquoi seraient-ils moins généreux ? Lorsqu’on a des élus qui ont de la volonté, on trouve l’argent. C’est comme dans la vie. Il faudra se retrousser les manches et aller chercher les subventions.

C’est la première fois que vous vous présentez. Quel est votre état d’esprit ?
Je suis très confiant, parce que dès que j’ai annoncé ma candidature, j’ai eu beaucoup de soutien. Si on ne parle que des réseaux sociaux, je pense que c’est une des candidatures du Mantois qui a fait le plus de bruit. Donc c’est très positif. Et ça me donne du courage et de la motivation. Je me dis qu’il y a des Mantevillois qui comptent sur moi et qu’on peut faire de belles choses.