Plus de volume et nouvelles technologies : quel futur pour la carrière de Guitrancourt ?

Jusqu’au 29 janvier, vous pouvez transmettre vos observations quant au renouvellement de l’autorisation d’exploitation de la carrière située sur les communes de Guitrancourt, Issou et Gargenville, via l’enquête publique visant à finaliser sa remise en état.

Surplombant la vallée de la Seine, la carrière de Guitrancourt est au cœur d’un projet industriel majeur qui mobilise actuellement les services de l’État et la population. Ce site emblématique, à cheval sur les communes de Guitrancourt, Issou et Gargenville, fait en effet l’objet d’une double consultation publique. Si le paysage reste marqué par l’empreinte historique du cimentier Heidelberg Materials (Calcia), l’avenir du site se joue désormais sur le terrain stratégique du traitement des déchets dangereux avec la société EMTA, filiale de Veolia.

Le premier volet de cette mutation concerne l’augmentation de l’activité de stockage. Veolia projette de porter la capacité annuelle de traitement de 200 000 à 250 000 tonnes en moyenne, une accélération censée répondre à une urgence. « Le site de Guitrancourt est actuellement le seul en mesure de répondre à ce besoin régional », précise le dossier d’enquête, alors que les centres voisins, comme celui de Limay, arrivent à saturation. L’innovation est aussi au programme avec une unité de « stabilisation » provisoire pour traiter les résidus issus de la transition écologique. L’exploitant souligne que « cette installation répond aux besoins urgents de traitement des nouveaux types de déchets issus notamment […] du recyclage des batteries de véhicules électriques ».

En parallèle, Heidelberg Materials sollicite le renouvellement de son autorisation d’exploitation pour huit ans. L’enjeu n’est plus l’extraction, mais la finalisation de la remise en état du site. Pour reboucher les excavations et réhabiliter le paysage à l’horizon 2040, l’apport de matériaux stabilisés est indispensable, liant les destins des deux industriels dans une même procédure.

La population peut s’exprimer sur ces évolutions jusqu’au 29 janvier pour la carrière et jusqu’au 19 février 2026 pour le volet déchets. Deux permanences clés permettront de rencontrer le commissaire-enquêteur : le 16 janvier à la mairie d’Issou (14 h 30-17 h 30) et le 12 février à la mairie de Guitrancourt (16 h-19 h). Une réunion publique de clôture se tiendra le lundi 9 février à 18 h à Guitrancourt.