
Tout a commencé par une patrouille de routine… avant de tourner à la saisie majeure. Le samedi 20 décembre dernier, les effectifs de la Brigade anti-criminalité (BAC) de Sartrouville repèrent une Renault Clio à l’allure suspecte dans les rues de la commune. Le conducteur, un jeune homme de 20 ans résidant à Plaisir, multiplie les manœuvres dangereuses au volant. Lors de son interception, une odeur de cannabis s’échappe instantanément de l’habitacle, trahissant la présence de produits illicites. Le suspect, déjà très défavorablement connu des services de police et circulant sans permis de conduire, finit par craquer sous la pression des agents : il leur remet un sac contenant 4,092 kg de résine de cannabis, avant d’être placé en garde à vue.
L’enquête, rapidement confiée aux services spécialisés, va prendre une autre dimension grâce à l’analyse du téléphone du jeune conducteur : les policiers y découvrent des échanges révélant un trafic de grande ampleur, estimé à près de 30 kg de drogue et 40 000 euros de gains sur les deux derniers mois. Mais surtout, les messages indiquent qu’une transaction vient tout juste d’avoir lieu. En exploitant les images de vidéoprotection des magasins Leclerc et Action situés à Houilles, les enquêteurs parviennent, avec l’aide de la BAC de Nanterre, à identifier le fournisseur : un homme de 28 ans domicilié dans les Hauts-de-Seine.
Interpellée à son tour, cette seconde personne, déjà connue pour trafic de stupéfiants, reconnaît avoir remis la marchandise à Houilles quelques heures plus tôt, tout en tentant de minimiser son rôle en prétendant avoir simplement « rendu service » à une connaissance. Malgré des perquisitions infructueuses aux domiciles des deux mis en cause à Plaisir et Nanterre, les preuves numériques et les témoignages ne laissent aucune place au doute.
Présentés en comparution immédiate devant le tribunal judiciaire de Versailles, les deux prévenus ont été reconnus coupables de transport, détention et cession de stupéfiants : ils ont été condamnés à une peine de 30 mois d’emprisonnement, dont 12 mois assortis d’un sursis.