
L’été dernier, l’affaire avait fait grand bruit. Un père et sa fille voulaient aller assister à un concert de K-Pop, sauf que pour une « jupe trop courte », les deux avaient été violemment frappés par un couple. « Il serait plus rapide d’écrire à quel endroit les deux victimes n’ont pas été blessées » avait écrit le médecin dans son rapport. En première instance, la condamnation était la suivante : 8 ans de prison pour l’homme, 5 pour la femme. Leurs avocats avaient trouvé ces sanctions « hors-sol » et « disproportionnées », avec « une forme d’acharnement » et avaient décidé de faire appel. Ce procès se tenait le 30 décembre.
78Actu indique que chacun des prévenus avait fait preuve de contrition en présentant des excuses, en pleurant et en assurant que ce n’était pas leur nature profonde. « Normalement, je suis quelqu’un qui aide les gens. Quand mon conjoint a pris des coups en retour, j’ai eu peur. Et j’ai surréagi » assurait même la femme. Quant à son compagnon, lui aussi était désolé de ce qu’il s’était passé : « Je vais tout faire pour réduire mes problèmes de violence en allant voir un psychiatre et un psychologue. Je ne fais que penser à ça tous les jours. Je ne suis pas bien… C’est mon impulsivité qui m’a emmené là. »
Même les accusations de racisme – le père aurait déclaré « Sale bicot ! Regarde-le avec sa poufiasse voilée ! » – n’ont pas été mentionnées. Ce sketch n’a pas attendri les juges qui ont confirmé la peine prononcée en première instance. « Ce dossier m’a horrifié. Je veux que ces deux-là prennent acte que la sanction doit être à la hauteur de la gravité » s’est insurgée l’avocate générale, dont les propos ont été rapportés à 78Actu. Selon le site d’informations locales, l’avocat du mari se réserve le droit de porter cette affaire en cassation. Par ailleurs, sa compagne fera de nouveau face à la justice d’ici la fin de la semaine : elle est accusée d’avoir tenté de corrompre sa gardienne de prison.