
Succéder à Marc Honoré, était-ce un accord conclu il y a longtemps déjà ?
Marc avait annoncé au moment des élections de 2020 qu’à priori, il ne briguerait pas un troisième mandat s’il était élu. On va dire, eu égard à notre travail en commun depuis maintenant 12 ans avec l’ensemble des collègues, que ma candidature s’est faite assez naturellement, aussi bien vis-à-vis des habitants, du monde associatif, des partenaires que des élus. Il est apparu que j’étais légitime pour y aller.
Marc Honoré m’a associé à beaucoup de projets qui allaient au-delà de ma délégation pure, qui étaient les finances et les commandes publiques, que ce soit sur les grands projets, la sécurité… Cela m’a permis d’avoir une vue la plus large possible, et ce qui m’a aidé aussi, c’est que ma délégation aux finances me permet, quand il faut préparer le budget, d’être un peu touche-à-tout.
Après ces deux mandats, quel regard vous portez sur le bilan de l’équipe municipale ?
On avait un fil rouge, qu’on continuera à avoir, c’est le niveau de dépenses d’investissement, car une ville qui n’investit pas est une ville qui se meurt. Quand on a un tel patrimoine scolaire, sportif, culturel ou autre, il faut l’entretenir, le renouveler.
On a fait, sur le premier mandat, 22 ou 23 millions d’investissements, et plus d’une trentaine de millions sur le deuxième. C’est absolument essentiel. Sinon, l’attractivité de la ville vis-à-vis de ses habitants diminue. Et qui plus est, le challenge principal était de le faire dans des conditions financières soutenables. Parce qu’il faut quand même savoir que quand on est arrivé, l’encours de la dette en trois ans avait doublé. On était dans une situation où si on n’avait pas fait évoluer la situation financière de la ville, je pense qu’on n’était pas très loin de la mise sous tutelle.
Quelles seront les priorités de votre programme ?
Les écoles restent une priorité, on a fait un PPI scolaire dédié sur les rénovations totales des sanitaires. Il y avait quelques problématiques de non-propreté importantes. L’idée, c’est de repartir sur un PPI scolaire sur 2026-2032, plutôt axé sur tout ce qui est lutte contre le réchauffement climatique, et faire des travaux d’isolation.
Au niveau des équipements culturels et sportifs, il y a l’extension du gymnase de la Petite Arche qui est lancée. La résidence Pompidou pour personnes âgées va aussi faire l’objet d’une réalisation en 2026, tout ça est lancé. Il y a aussi la réflexion autour du Conservatoire à rayonnement communal… J’étais à cette école de musique il y a un certain temps, et c’est toujours les mêmes murs. Il faudra investir dans ce domaine-là sur le mandat, parce qu’on ne peut pas laisser la situation telle qu’elle est aujourd’hui.
Pour la santé, l’idée, c’est de mieux coordonner l’ensemble des professionnels avec un contrat local de santé, pour qu’on puisse travailler sur une meilleure coopération des actions de prévention. Et bien évidemment, il y a le sujet de la sécurité. On a un nouveau chef de la police municipale qui a reconstruit une nouvelle équipe. Dans le projet 2026, on va installer 10 caméras supplémentaires pour avoir toutes les entrées et sorties de ville. Tandis que pour la culture et l’événementiel, on veut proposer des choses nouvelles, s’interroger chaque année sur les formats et les changer.
Quelle est votre position sur les grands projets qui vont voir le jour comme le Pont d’Achères ou le Port Seine Métropole Ouest ?
Le Pont d’Achères, pour avoir présenté le projet en septembre aux riverains, j’y suis favorable parce que ça permettrait d’avoir une fluidité dans la circulation, de rejoindre Triel, l’A13, d’avoir un pont qui passe au-dessus de la Seine tout près de chez nous, et cela éviterait aussi de s’engorger dans Poissy. C’est un projet qui a du sens et qui, je pense, renforce l’attractivité de la ville.
Et puis quand je vois aujourd’hui comment les projets sont construits avec les écologues, les études d’impact… On le voit aussi pour le Port Seine Métropole Ouest. Toutes les réunions sont assez bluffantes. La qualité de suivi de ces projets, de leur impact, avec des équipes d’ingénieurs qui suivent ça de très près…. Il y a une manière de gérer les projets qui, pour les élus et pour les habitants, est rassurante. J’ai confiance dans tous ces projets aujourd’hui tels qu’ils sont menés.