
Un cadre hors de tout soupçon. C’est dans la commune verdoyante de Cernay-la-Ville, juste à côté de la Vallée de Chevreuse, qu’un ingénieur informatique de 39 ans s’adonnait à des activités horribles. Alors que son emploi lui confère le droit de travailler de chez lui, il consommait massivement des vidéos pédopornographiques. 78Actu indique qu’il s’est fait coincer… par sa propre femme. Alors que le Cernaysien est parti en randonnée dans le massif de la Chartreuse, elle tombe sur une clef USB remplie de fichiers plus dégoûtants les uns que les autres. Frappée d’insomnie, l’épouse décide d’en avoir le cœur net en fouillant son ordinateur et tombe sur une multitude de dossiers. Le 20 février, elle franchit donc les portes de la gendarmerie de Freneuse pour dénoncer le père de ses deux enfants et il est cueilli le lendemain par les forces de l’ordre en rentrant de son périple sportif.
Le matériel informatique est alors fouillé et les gendarmes découvrent 10 000 fichiers effacés, réels ou créés par intelligence artificielle. Dans ce musée des horreurs se trouve des photos volées d’adolescentes à la plage – souvent zoomées au niveau de la poitrine – ainsi qu’un « guide » dont le titre fait froid dans le dos : « Comment avoir des relations sexuelles avec de très jeunes filles en toute sécurité ». Près d’un an plus tard, voilà l’ingénieur informatique comparaissant devant la Justice, au tribunal de Versailles. Le site internet d’informations locales relate alors son procès.
Il avoue consommer du « porno » depuis l’âge de 8 ans et, trouvant de moins en moins « d’excitation », sombrer dans des pratiques plus extrêmes. Des « jolies filles de série » que le trentenaire trouvaient attirantes, il se tourne vers les adolescentes. Malgré cela, le Cernaysien commence à comprendre qu’il dérive trop : « Il y avait mes enfants qui grandissaient (âgés de 6 et 9 ans, Ndlr). Je commençais à faire le lien avec ce que je regardais. Les âges étaient trop proches… » Assurant devant une cour plus qu’inquiète qu’il ne voulait pas passer à l’acte, l’ingénieur informatique concède toujours éprouver de l’attirance « pour les jeunes corps ». « Quand c’est trop fort, je compte sur le suivi avec l’Antenne de psychiatrie et de psychologie légales (APPL) de Plaisir. Cela fait un an que j’y suis » explique-t-il devant le tribunal, des propos rapportés par 78Actu.
Une peine de 4 ans de prison, dont 3 ans avec sursis probatoire a été prononcé. Les 12 mois fermes pourront être aménagés. Par ailleurs, le presque quarantenaire a vu son nom être inscrit au fichier des auteurs d’infractions sexuelles et toute activité professionnelle ou bénévole avec des mineurs lui a été interdite.