Pour les élections municipales, Ensemble pour les Yvelines fait confiance aux conseillers départementaux

Le mouvement et parti de droite et de centre-droit réunissant les conseillers départementaux, a officiellement investi ses candidats le 30 janvier. Aucune surprise, tous ceux de la Vallée de Seine bénéficieront du soutien d’EPY.

Les conseillers départementaux et leur président, Pierre Bédier, se sont réunis le 30 janvier à l’abri des caméras et des regards indiscrets afin de statuer sur différents points. Tout d’abord, acter l’éviction d’Olivier de La Faire, coupable d’acte de « traîtrise » après son alliance avec l’UDR-RN pour briguer la mairie de Versailles, qui siègera désormais en tant que conseiller indépendant. « Il a le soutien du RN qui est notre adversaire. Ce n’est pas le combat personnel de Pierre Bédier. Que cela soit en termes politiques ou militaires, cela s’appelle une trahison » tonne l’ancien secrétaire d’État. Ensuite, savoir qui pourrait bénéficier de l’investiture d’Ensemble pour les Yvelines (EPY), le parti des élus de la droite et du centre de la ­majorité ­départementale.

À l’unanimité, tous les conseillers têtes de liste – hormis le Bernadotte versaillais donc – pourront apposer le logo « EPY » sur leurs affiches, « il n’y a eu aucune hésitation » indique le président du Département, même sur le cas épineux de Laurent Brosse. D’ordinaire peu bavard sur les décisions de justice, Pierre Bédier a félicité la cour d’appel d’avoir su faire le distinguo entre ce qui relève de la sphère privée et de « l’action politique menée admirablement » à Conflans-Sainte-Honorine. À Poissy, Karl Olive pourra aussi revendiquer le soutien de l’organe politique yvelinois même s’il devrait être absent de ses affiches de campagne, le député préférant sa « génération terrain ».

Le président du Département l’assure, « ce n’est pas contre Sandrine Berno dos Santos qui réalise une belle campagne ». Il met surtout en avant un sondage commandé par son instance démontrant que « KO » devancerait largement son ancienne première adjointe et la capacité du député à rondement mener des projets de grande ampleur comme la prolongation du tram T13 jusqu’à la cité Saint-Louis ou la construction du campus PSG. Et comme le club francilien pourrait refaire parler de lui dans la commune pisciacaise… En effet, le déménagement du stade du Parc des Princes vers Poissy ou Massy serait bel et bien acté, comme l’aurait confié son directeur Victoriano Melero lors des deux sessions du comité de pilotage, qu’importe un changement de municipalité dans la capitale.

L’investiture a également été proposée aux maires et aux candidats de la Droite et du Centre conduisant une liste dans les villes de plus de 10 000 habitants, mais dans la Vallée de Seine, cela ne se bouscule pas au portillon. Par exemple, à Mantes-la-Jolie, le candidat adoubé par Pierre Bédier, Arnaud Dalbis, ne l’a pas demandée.

L’ancien maire mantais n’a également pas rassuré les futurs édiles : « Ils devront répondre à la question « comment avec moins je peux faire aussi bien ? ». Ainsi, les subventions seront distribuées avec parcimonie même si le Département pourra mener ses propres projets comme le pont d’Achères ou le collège d’Épône. Enfin, Pierre Bédier a accepté de jouer aux jeux des prédictions. Il est certain que ces élections seront « moins compliqués que les observateurs osent le prétendre ». « Ça va se taper dans les grandes villes et le débat national risque de déborder mais il y aura une grosse prime au sortant » prédit-il.