« Difficultés » au service mammographie : Que se passe-t-il à l’hôpital François Quesnay ?

Si le centre hospitalier a démenti, dans un communiqué publié la semaine dernière, les propos de la candidate à la mairie mantaise Kenza Sakat qui affirmait « qu’on ne peut plus faire de mammographie » à François Quesnay, il admet « des difficultés transitoires de temps médical ».

C’est une prise de parole qui n’a pas manqué de faire réagir à Mantes-la-Jolie. Dans une vidéo tournée sur le parvis de l’hôpital François Quesnay, la suppléante du député Benjamin Lucas et candidate à la mairie de Mantes-la-Jolie, Kenza Sakat, dénonce « l’arrêt des mammographies » au sein du centre hospitalier mantais pour manque de personnel. « L’abandon de l’hôpital public est un choix politique », lance-t-elle, assurant que son équipe porte « des solutions concrètes » comme « la création d’une maison des femmes regroupant tous les services relatifs aux problématiques féminines » ainsi que « de vraies campagnes de prévention sur les cancers ».

La réplique ne s’est pas faite attendre longtemps en cette période électorale. Candidat à sa propre succession à la mairie et surtout président du conseil de surveillance de l’hôpital, Raphaël Cognet, a dénoncé des « fake news » dans une vidéo… tournée au même endroit. « Je me suis immédiatement renseigné, et il s’agit d’une totale fake news. Non seulement les dépistages sont encore possibles, mais dès le mois de juin, un nouvel appareil arrivera pour diagnostiquer encore plus tôt cette maladie ».

Rétablissement de la vérité ou tentative de minimiser le problème ? Ce qui est sûr, c’est que des « difficultés transitoires de temps médical » affectent le service. Et ça, c’est l’hôpital lui-même qui l’admet dans un communiqué, tout en assurant qu’il « veille à assurer la continuité de l’activité en orientant les plages de rendez-vous à destination des patientes suivies à l’hôpital, et confirme sa volonté d’augmenter progressivement les créneaux de ­rendez-vous ».