
Qu’est-ce qui vous a poussé à vous présenter ?
J’ai été dans un groupe qui, malheureusement, a perdu à une poignée de voix (il était sur la liste de Philippe Tautou, Ndlr). Durant 6 ans, nous avons donc travaillé ensemble dans une bonne atmosphère, sans que forcément un leader ne s’impose. Puis Julien Fréjabue m’a fait part de sa volonté de partir en campagne pour les élections municipales. L’idée était quand même d’obtenir un rassemblement et nous avons conclu un accord : je suis tête de liste et lui est en deuxième position.
Votre nom est intimement lié au monde associatif. Est-ce un plus ?
Certains connaissent mon nom de famille par les engagements de mes parents. Mon père a fait trois mandats ici en tant que maire adjoint de l’équipe de Philippe Tautou et il y a la Passerelle à Hardricourt (l’établissement d’accueil non médicalisé pour personnes handicapées, Ndlr). Mes frères et sœurs sont aussi engagés. C’est vrai que j’ai baigné dedans depuis que je suis tout petit et cela peut être une des raisons de mon dynamisme. Mais nous avons tous notre identité et nos convictions.
Qu’est-ce que vous reprochez à l’équipe en place ?
Tout d’abord la gare Eole. Il souhaite déplacer la gare routière côté Nord, sauf que rien n’a bougé depuis 6 ans. Le maire de Vernouillet, Pascal Collado, n’est pas pour et il faut donc trouver une solution intermédiaire. Autre point, il y a quelque chose de symbolique dans les choix et dans les priorités qui sont faites. Par exemple, Fabien Aufrechter annonce que l’augmentation des frais de personnel ont augmenté de 40 %. Et à côté de ça, on a supprimé le service d’aide à domicile pour les personnes âgées en situation d’isolement.
Pour le projet des Briques rouges, il s’est engagé à rénover les 4 copropriétés. Une est financée mais est-ce que les subventions pour les autres sont bien actées ? Sauf que pour le moment il n’a toujours pas répondu à la question, or cela serait bien pour les Vernoliens de savoir quel montant ils vont payer. Toujours dans la partie dépenses, il a eu recours à l’endettement alors que la Ville disposait d’une réserve financière importante de l’ordre de 7 millions. Malgré cela, il nous compare à des communes de la même strate pour dire que tout va bien et que tout est sous contrôle. Nous avons une grande interrogation sur la santé financière de la Ville.
Quel est donc votre projet pour Verneuil-sur-Seine ?
Replacer l’humain au cœur de la commune et dans le respect de chacun. Cela passe notamment par renouer le dialogue. Par exemple, ne pas faire une réunion de quartier par an avec un PowerPoint ; ça n’apporte rien. Les gens, ils vous demandent quoi aujourd’hui ? Ils vous demandent un élu référent. Nous on préfèrerait faire des balades de quartier, les habitants nous expliquent tous les problèmes qu’ils peuvent rencontrer et à la fin on tranche. Et si on dit non, il faut dire pourquoi. La dernière fois, nous avons fait un tour en bus et on a découvert un problème de visibilité à cause de haies trop hautes. Et ce dialogue rompu, il concerne aussi des parties prenantes comme GPSEO. À chaque fois qu’il y a eu une difficulté, Fabien Aufrechter s’est dédouané sur la communauté urbaine.
Ensuite, nous aimerions étendre la police municipale le soir et le week-end. Nous devons en parler avec Vernouillet car nous partageons deux salles dans le centre de supervision urbain. L’île de loisirs est également un sujet majeur. Nous devons l’aider et l’accompagner pour trouver des recettes qui peut leur permettre d’avoir des rentrées d’argents.
Certains détracteurs qualifient votre liste de « revenants ». Qu’en pensez-vous ?
Si c’est pour dire que nous sommes pilotés par Philippe Tautou, c’est complètement faux. Il a pris la décision d’arrêter et dans « Verneuil au cœur », il n’y a que Julien Fréjabue et moi qui étions présents en 2020. Sinon, pour le reste, ce ne sont que des nouvelles personnes.