
C’est au lendemain de la Journée internationale des droits des femmes que le Département des Yvelines a tenu à lever le voile sur un projet particulièrement ambitieux pour le quartier du Val-Fourré, à Mantes-la-Jolie : la création d’une Maison des femmes, la deuxième du même type sur le territoire. « Lorsque j’avais visité la Maison Calypso de Plaisir, j’avais vraiment été convaincu qu’il fallait ouvrir d’autres lieux dans le département », avoue le président du conseil départemental Pierre Bédier, après une visite des lieux. C’est au 8 rue Mozart, dans les anciens locaux des Résidences Yvelines Essonne, que ce lieu pluridisciplinaire dédié à la santé, à la prévention et à l’accompagnement des femmes et des jeunes verra le jour.
Au rez-de-chaussée de ce grand dédale, on trouvera les services du Département à la fois sociaux, mais aussi dédiés aux enfants et à la santé, ainsi que des locaux partagés avec l’hôpital François Quesnay à destination des adolescents. À l’étage vont voir le jour une maison médicale départementale, un grand espace de réunion ainsi qu’un appartement pour des femmes en « situation de rupture de parcours », comme l’explique Mathieu Cynober, directeur de la santé au conseil départemental. « On a vraiment une logique pluridisciplinaire et partenariale, avec une philosophie de dire qu’on a des espaces ici, à destination des femmes, des jeunes et de la population, qui peuvent être mis à disposition pour intégrer des actions collectives sur ces espaces ou des temps de consultation et d’accompagnement individuels ».

Pour accueillir le public, cette deuxième Maison des femmes du département disposera de tout le panel des acteurs du soin et des ressources médico-sociales et socioculturelles. Des travailleurs sociaux aux sage-femmes en passant par des médecins ou des animateurs, l’accueil sera personnalisé. De fait, rien ne sera laissé au hasard avec une offre complète de prévention et de soins : consultations médicales et de santé sexuelle, accompagnement social, soutien psychologique ou encore actions de prévention et de sensibilisation ainsi que des initiatives associatives favorisant la reconstruction, la parole et l’accès aux droits.
Le choix de cet emplacement, à une poignée de minutes de la dalle du Val-Fourré, n’a pas non plus été fait au hasard. « On accorde une considération particulière aux grands quartiers d’habitat social, car c’est là qu’il y a le plus d’inégalités, développe Pierre Bédier. C’est un choix politique très fort de donner aux femmes toute leur place dans ces quartiers malgré les forces qui s’y opposent ».
Quant à l’ouverture de ce nouveau lieu de prise en charge dédié aux femmes, c’est pour bientôt. Seuls quelques travaux de cloisonnement et de points d’eau retardent l’échéance : l’accueil du public se fera progressivement au fil des 6 prochains mois, avec une arrivée prévue des premiers médecins pour le mois d’octobre.