
Voilà un homme qui était tout feu tout flamme. Un sans domicile fixe de 28 ans ère régulièrement dans la région parisienne en empruntant divers trains. Pour subsister, il commet de temps en temps quelques larcins et compte sur son allocation chômage. Sauf qu’en ce jour du 22 février 2026, elle tarde à arriver. Et là, c’est le drame, comme nous le narre 78Actu.
Aux alentours de 16h, il se dirige vers un Monoprix à Rambouillet et achète deux déodorants et cinq briquets. Le presque trentenaire va vers le lycée Louis-Bascan et met le feu à des vêtements qu’il avait récupéré dans une résidence située à proximité. Un témoin assiste de loin à cette scène et décide d’appeler la police. Le temps que les forces de l’ordre arrivent, le sans domicile fixe continue de sombrer dans la folie. À la gare, il transforme le déodorant et le briquet en lance-flammes et incendie plusieurs poubelles.
Enfin calme après s’être acharné une dernière fois contre un boîtier électronique, il est cueilli par les policiers à bord d’un train. Quand les fonctionnaires d’État relèvent son identité, le site internet d’informations locales indique qu’ils découvrent que le mis en cause fait l’objet d’une fiche psychiatrique de péril imminent, tout en restant accessible à la sanction pénale selon un praticien. L’homme de 28 est présenté devant le tribunal de Versailles le 8 avril. Cure-dent dans des cheveux en bataille, il peine à reconnaître les faits. À la barre, il justifie sa fureur « à cause de son chômage » et aussi « aux amendes » quand il s’endort dans le train. « J’avais besoin de passer mes nerfs » résume-t-il devant les juges. Ceux-ci décident à l’issue de l’audience de lui infliger une peine de 6 mois de prison et il aura interdiction de paraître dans les Yvelines pour les 3 prochaines années.