Cette clinique pisciacaise est récompensée pour sa chirurgie du pied

La clinique Saint-Louis de Poissy a été honorée par le classement annuel des hôpitaux et cliniques réalisé par Le Point en décembre 2025. L’établissement géré par le groupe Elsan se trouve à la première place départementale dans la spécialité de la chirurgie du pied, notamment grâce à ses opérations pour traiter l’hallux valgus.

Aller à la clinique Saint-Louis de Poissy est un moyen de garder bon pied bon œil, enfin surtout bon pied. Chaque année, 500 patients viennent pour des problèmes liés aux membres inférieurs. « Notre établissement servait déjà de référence pour les opérations de prothèses de hanche et de genou auprès de l’Agence Régionale de Santé » indique Laura Bestman, directrice projet au sein de cette structure appartenant au groupe Elsan. Mais elle remarque un essor sur une autre intervention : le traitement de l’hallux valgus (déviation vers l’extérieur du gros orteil, Ndlr).

Ses deux spécialistes – les docteurs Anis Chouk et Hichem Zerguini – réalisent environ 600 actes par an, un chiffre qui leur a permis d’être honoré par le journal Le Point, lors de leur classement annuel des meilleurs hôpitaux et cliniques édité en décembre dernier : sur la spécialité de la chirurgie du pied, la clinique se place 1ere au niveau départemental, 3ème au niveau régional et 24ème au niveau national. Et bien qu’ils soient en moyenne à deux opérations par jour, les chirurgiens ne forcent le passage sur le billard. « On ne fait aucune prestation esthétique » prévient d’emblée Hichem Zerguini.

C’est principalement la gente féminine qui se présente en consultation. « L’hallux valgus est essentiellement génétique et touche 95% des femmes, affirme un des spécialistes. Il n’est pas rare d’opérer la grand-mère, la mère et la fille. » Avant de passer par la case bloc opératoire, les praticiens auscultent le pied sous toutes ses coutures : degré de déformation, apparition de « griffes », prise en compte de la douleur. Si celle-ci devient trop insupportable, il faut agir. « Avant c’était une chirurgie qui causait beaucoup de souffrance » explique Anis Chouk, « et parfois elle était très délabrante » renchérit son confrère. Mais les améliorations constantes font que, dorénavant, les personnes ont de moins en moins peur de sauter le pas. D’une part grâce au matériel.

Lors de l’opération, les docteurs Chouk ou Zerguini utilise un amplificateur de brillance. Le pied est alors posé sur le dispositif, et, grâce aux rayons X, ils peuvent voir sa structure et ne pas abîmer de muscles. Une fois terminé, le membre est recouvert d’un pansement compressif afin d’éviter les problèmes de circulation sanguine. Et pendant trois jours, le patient a un cathéter relié au genou qui lui inocule des anti-douleurs. « Dès la sortie on peut remarcher avec chaussure spéciale et il faut attendre un peu plus de trois mois plus tard pour le sport intensif » prévient Hichem Zerguini. Toutefois, il tempère, « un pied ne vaut pas un pied » et chaque personne réagira de manière différente.

Si les deux médecins sont donc aux petits oignons pour leur patientèle, ce n’est pas seulement par pur professionnalisme. Il y a également de fortes chances de passer une nouvelle fois entre leurs mains : dans 75% des cas, les deux membres sont touchés par l’hallux valgus. Une deuxième opération sera donc indispensable pour avoir les pieds beaux.