Il se faisait passer pour un autiste pour agresser sexuellement ses victimes

Un militaire du lycée de Saint-Cyr-l’École utilisait des stratagèmes pour s’en prendre à des femmes, en simulant un handicap. Il a été condamné à 24 mois de prison dont 12 ferme le 15 avril.

Pour essayer de comprendre un tant soit peu cette histoire, il faut remonter en décembre 2025. Un jeune homme de 23 ans, affecté au lycée militaire de Saint-Cyr-l’École, fait appel à une baby-sitter en la commandant sur une application. Il indique que c’est pour s’occuper d’une personne autiste de 19 ans. Ensuite, comme le raconte 78Actu, le soldat de première classe l’attend, seulement vêtu d’un sweat noir et d’un string. La jeune femme reste professionnelle : elle accepte de lui passer un épisode de Princesse Sarah et même de lui rincer les cheveux sous la douche. Suite à cela, le militaire sort de la salle de bain nu, se dirige vers son lit et commence à se masturber. La baby-sitter s’enfuit et appelle la police.

Les enquêteurs fouillent alors le téléphone du jeune homme et découvre qu’il a usé du même scénario en juin 2025, avec une femme de ménage cette fois-ci. Alors qu’elle doit nettoyer l’appartement, de la lingerie et des sex-toys traînent un peu partout. Le Saint-Cyrien joue encore les handicapés et s’adonne à des plaisirs solitaires sous la couette, toujours avec le même accoutrement. La femme de ménage croit prévenir le « père de l’enfant », qui n’est autre que le militaire, qui lui indique en retour que pour le calmer, « il faut lui lécher les pieds ». Trop c’est trop, elle répond qu’elle n’est pas « une prostituée ».

Plusieurs mois ont donc passé depuis ces événements et l’homme de 23 ans se présentait au tribunal de Versailles le 15 avril. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il est resté dans son « délire », comme le relate le site internet d’informations locales. « C’était vraiment pour le ménage, assure-t-il devant les juges. Comme ma copine était à Bordeaux et que je ne suis pas très ménage… Et puis, j’avais utilisé un faux profil dans lequel je m’appelais Tarek. Alors j’ai menti avec cette histoire de handicapé car je ne ressemble pas à un Tarek (sic). » Et la baby-sitter ? « J’avais des problèmes de couple sur tout ce qui est, on va dire, relationnel. Alors je me suis dit bêtement que j’allais commander une baby-sitter pour avoir une présence. »

La justice l’a condamné à 24 mois de prison dont 12 ferme, aménageable avec une détention à domicile sous bracelet électronique. Par ailleurs, sa peine étant notée dans son casier judiciaire, il peut dire au revoir à sa carrière de militaire.