
Depuis un an, la rue Janine Vins est partiellement piétonnisée. Cela signifie que les jours de semaine, de 8h15 à 8h35, et de 16h15 à 16h45, en dehors des vacances scolaires, aucun véhicule motorisé ne peut circuler, une barrière empêchant les petits malins de braver cette interdiction. Les parents peuvent ainsi déposer leurs enfants au début de la rue sans stresser et voir leurs charmants bambins rallier leur école située à quelques mètres de là.
« Cela vient de l’ancienne maire (Ketty Varin, Ndlr). Il y a eu un mois d’essai pour voir comment cela se passait puis un sondage format papier et internet » indique Elsa Renault, la trésorière de l’Association Indépendante des Parents d’Élèves (AIPEJ). Le oui l’emportant, le dispositif a été définitivement mis en place en septembre. Mais les élections municipales de mars sont passées par là et le locataire de l’hôtel de ville a changé : c’est désormais Cédric Guillaume, qui avait déjà fustigé ce dispositif lors de sa mise en place.
Le 10 avril, l’ancien premier adjoint de Ketty Varin a annoncé sa décision de mettre fin à ce dispositif, une évolution qui entrera en vigueur à l’issue des prochaines vacances scolaires, soit à compter du 4 mai. Dans son communiqué, il avance que « les élus ont été attentifs aux retours des habitants, des parents d’élèves, des riverains et des commerçants », ce qui interpelle la trésorière de l’AIPEJ. « Nous n’avons pas été contactés. Ni en tant qu’association, ni en tant que parent individuel » assure la Juziéroise.
« J’ai fait une réunion publique et je l’ai annoncé très clairement » conteste Cédric Guillaume, qui pointe du doigt certains effets nocifs du dispositif. Tout d’abord, il estime que les trottoirs de la rue Janine Vins sécurisent le trajet des enfants et que « l’école est dans un cocon ». L’élu s’interroge donc sur l’apprentissage de la sécurité auprès des plus jeunes : « Le matin et le soir ils peuvent circuler au milieu de la rue mais pas le midi ? » Elsa Renault rétorque que, d’une part, « les voitures sont moins nombreuses à cette heure-là » et que « les enfants connaissent bien les règles élémentaires de sécurité ».
Par ailleurs, le fait de couper la route aux usagers aurait des conséquences pour les commerces et les riverains. « Les personnes qui désirent prendre le train ne peuvent pas accéder au parking de la gare » explique Cédric Guillaume. En revanche, pour les habitants de la rue Janine Vins, la trésorière de l’AIPEJ garantit qu’ils peuvent rentrer ou sortir sans problème, même quand la barrière barre la route.
Bien que son objectif final serait de garder cette piétonisation partielle, « beaucoup de communes aux alentours le font sans problème comme Mézy-sur-Seine », Elsa Renault aimerait un nouveau sondage comme lors de la mise en place du dispositif. « Et si le non l’emporte, on respectera ce choix » ajoute-t-elle. Quant à l’édile, il a prévu plusieurs interventions des policiers municipaux dans les écoles pour apprendre les règles élémentaires à la jeunesse juziéroise.
MAJ : Suite à une réunion le 20 avril. Le maire a reçu l’AIPEJ et a confirmé la fin de la piétonisation partielle. En revanche, il y aura la présence de policiers municipaux ou d’agents territoriaux pour assurer la traversée.