
« Nos Yvelines sont belles ». Pauline Winocour-Lefevre, en plus d’être conseillère départementale, a pu visiter de nombreuses communes en tant que présidente du jury départemental des Villes et Villages fleuris. Elle a ainsi pu admirer les efforts que font les communes pour apporter de la verdure à leurs administrés. Surtout qu’avec le changement climatique, la floraison est devenue un vrai casse-tête. « Le climat est un sujet dans nos politiques publiques » assure Pauline Winocour-Lefevre. En effet. Le Département accompagne activement les Villes à travers un soutien technique et humain.
Il propose des formations gratuites pour les élus et les agents communaux, axées sur les pratiques durables, la gestion différenciée et les aménagements paysagers. L’instance présidée par Pierre Bédier peut également fournir un accompagnement personnalisé, avec des visites de terrain et des conseils sur mesure adaptés aux spécificités de chaque territoire. Ces dispositifs permettent aux communes d’enrichir leurs compétences, de renforcer la cohérence de leurs projets et de pérenniser leurs initiatives en faveur de la nature et de la biodiversité.
Lors de la cérémonie d’attribution des prix, qui se déroulait à Buc le 10 décembre, un invité de marque était présent au théâtre des Arcades. Il s’agissait de Marc-André Selosse, professeur au Museum d’Histoire naturelle de Paris et auteur de nombreux ouvrages de vulgarisation scientifique. Il œuvre depuis plusieurs années pour une meilleure compréhension des écosystèmes et une gestion plus durable de la nature en ville. « Ce ne sont pas que des « fleurettes » » ironise le biologiste, citant au passage des études démontrant l’apport de la flore sur les enfants. Que cela soit au Pays de Galles ou en Catalogne (Espagne), les jeunes proches de la nature auraient un système nerveux plus développé de 5 % par rapport à ceux confinés dans un environnement urbain.
Qui dit cérémonie, dit récompenses. Une pluie de pétales – pas littéralement puisqu’il s’agit de la notation – est alors distribuée, notamment pour Breuil-Bois-Robert ou Flins-sur-Seine. Les deux communes en ont désormais 5, soit la distinction maximale. « Mais ce n’est pas pour autant qu’il faut arrêter de postuler » prévient la conseillère départementale. Par ailleurs, des trophées spécifiques étaient aussi décernés : le trophée du cimetière naturel, de l’arbre, du jardin partagé et de la valorisation patrimoniale et paysagère, avec plusieurs catégories suivant le nombre d’habitants.
Villennes-sur-Seine, en plus d’avoir obtenu cette année une 3ème fleur par le jury régional du label Villes et Villages Fleuris, est repartie avec celui de la valorisation patrimoniale et paysagère et du cimetière naturel. Pour ce dernier point, Cécile Bouly, la responsable des espaces verts de la commune, nous explique ses avantages : « C’est plus harmonieux et plus apaisant pour les personnes qui viennent se recueillir. » D’autres communes sont également reparties avec un trophée sous le coude comme Vaux-sur-Seine (jardin partagé) et Verneuil-sur-Seine (cimetière naturel).