
Vous avez fait partie des trois précédentes équipes municipales. Se lancer en tant que tête de liste, c’était la suite logique ?
Quand on travaille dans le milieu, il y a forcément un intérêt pour le service public qui devient une vocation plus qu’un métier. Et après, quand on veut poursuivre son engagement, c’est un cheminement naturel. Pendant ces trois mandats, les maires en place m’ont fait confiance. J’ai pris des responsabilités différentes, de la culture à la communication numérique, en passant par le commerce de proximité, la police municipale, les ressources humaines… Donc j’ai en plus eu une délégation qui a couvert beaucoup de secteurs différents.
Et puis Gilles Lecole m’a confié le souhait de ne pas vouloir repartir aux commandes de la commune, parce qu’il avait des projets personnels, mais aussi parce qu’il souhaitait passer le brassard de capitaine, comme il aime bien le dire, et continuer à s’investir pour la Ville, mais différemment. D’ailleurs, Gilles Lecole fait partie de mon équipe. Il n’est pas dans l’exécutif, mais il restera conseiller municipal si les électeurs le décident ainsi, tout comme Sophie Primas, une femme de grande valeur pour laquelle j’ai un profond respect, mais qui aussi, au fil du temps et de par sa confiance, est devenue une amie.
Allez-vous vous inscrire dans la continuité de votre prédécesseur ?
Evidemment, je m’inscris dans la continuité, dans la loyauté et la fidélité à ceux qui m’ont fait confiance. Mais c’est aussi une nouvelle page à écrire, parce que la société a changé. Les besoins ont changé. Quant à notre liste, elle est sans étiquette. Elle rassemble des Aubergenvillois engagés : certains ont une expérience ou une histoire politique plus marquée, tandis que d’autres sont avant tout des citoyens investis pour leur commune.
Si vous êtes élue, quelle maire serez-vous ?
Je veux être un maire de terrain. Ça, c’est important pour moi. Mais en même temps, ce n’est pas quelque chose qu’on va découvrir : je suis présente sur la ville depuis très longtemps. J’ai vécu à Aubergenville plus jeune, en tant que collégienne et lycéenne. J’y ai pratiqué des activités sportives. Et après, quand j’ai fait mes études ou pendant mon activité professionnelle au ministère de la Jeunesse et des sports, j’y prenais les transports. Une vie peut-être un peu plus détachée de la commune, mais que je vivais différemment. Ensuite, j’ai redécouvert Aubergenville avec un autre regard, celui d’une maman tout en étant une élue engagée. Pour moi, c’est ça les Aubergenvillois. C’est-à-dire que chacun, en fonction de sa vie, va vivre la ville différemment.
Quelles seront les priorités de votre programme ?
J’oriente mon programme sur trois points. Le premier, c’est déjà d’entretenir et de sécuriser l’existant. C’est vrai que parfois, ça peut paraître pas très vendeur. On préférerait peut-être des maires qui nous disent qu’on va créer une nouvelle piscine ou un nouveau centre sportif. Mais Aubergenville, c’est une ville qui est déjà très bien équipée. Par contre, il faut entretenir. Entretenir nos bâtiments municipaux, nos équipements sportifs, culturels, les sécuriser, mais aussi sécuriser nos habitants.
Le deuxième point, c’est d’améliorer et de moderniser. Je pense par exemple à nos écoles. Comment va-t-on améliorer l’accueil de nos enfants dans les écoles ? Comment peut-on moderniser ? Je pense à quelque chose qui me vient en tête tout de suite, le numérique. La mode, c’est de donner une tablette à chacun. Moi, j’ai plutôt une autre vision. Je pense qu’aujourd’hui, il faut vraiment revoir la façon de moderniser ces classes parce qu’on demande beaucoup aux professeurs. Mais derrière, il faut donner les moyens de le faire dans de bonnes conditions.
Ensuite, le troisième point, c’est de faciliter la vie des Aubergenvillois, notamment dans les démarches qu’ils peuvent avoir avec nos propres services, les démarches d’inscription, le transport scolaire, les accueils au centre de loisirs, par exemple, mais aussi les accompagner dans le quotidien avec les autres institutions.
Évidemment, tout le monde aura sa place. Une attention, évidemment, pour les seniors, une attention pour la jeunesse, pour le tissu associatif, très dynamique à Aubergenville. On va regarder de près le fait que chacun ait sa place dans ce programme. C’est aussi d’ailleurs ce qui a motivé le choix du nom de ma liste : Nous sommes Aubergenville.