« Des étoiles dans les yeux » : comment le projet Astre réconcilie les jeunes avec la science

La semaine dernière, les équipes du Parc aux étoiles de Triel-sur-Seine ont pris leurs quartiers au Phénix de Chanteloup-les-Vignes à l’occasion du projet Astre, événement pédagogique visant à développer les compétences scientifiques et mathématiques des jeunes via des activités ludiques.

Dehors, le ciel de Chanteloup-les-Vignes fait grise mine, couvert par des nuages qui menacent la soirée d’observation des étoiles. Mais à l’intérieur du Phénix, l’ambiance est tout autre. Un ronronnement de ventilateur emplit la salle : c’est celui du planétarium mobile du Parc aux étoiles.

Une fois la porte du dôme refermée, le silence se fait. Puis, les premiers « Oh ! » fusent. Sur la voûte, le logiciel Stellarium vient d’allumer la Voie Lactée. « Le but, c’est de leur mettre des étoiles dans les yeux, explique Guillaume, médiateur passionné du Parc aux étoiles. On n’est pas là pour faire un cours magistral, on est là pour créer un déclic ».

Ici, pas de tableaux noirs ni de calculs complexes. Pour l’équipement culturel communautaire, basé à Triel-sur-Seine mais ici en mission « hors-les-murs », la science ne se récite pas, elle se contemple. Pour décrire son rôle, Guillaume aime citer une émission culte du patrimoine télévisuel français.

Le projet Astre du Parc aux Étoiles était organisé en collaboration avec l’Académie de Versailles, la Ville de Chanteloup-les-Vignes et la communauté urbaine Grand Paris Seine et Oise.

« Quand je regardais « C’est pas sorcier », je voyais les maquettes, je me disais « Oh, c’est dingue ». Voilà l’objectif. Mais tu ne peux pas créer ça dans les yeux de tous les enfants que tu as en face. Tout à l’heure, j’avais un papa qui était avec son fils un peu réticent. Je lui ai dit : essaye, et puis si tu veux partir, tu peux partir. Ça se joue beaucoup sur le volontariat. S’il y en a qui n’écoutent pas, ça ne sert à rien de les forcer, ça va plus les dégoûter qu’autre chose. Mais avec ceux qui restent, il faut essayer de creuser dès qu’il y a un petit début d’intérêt ».

Outre les séances de planétarium, les jeunes chantelouvais ont pu prendre part à des ateliers ludiques sur l’astronomie durant lesquels la vulgarisation était le maître mot. « Des fois il y a des noms trompeurs, comme l’étoile filante. C’est vrai que si tu ne penses pas trop, c’est juste une étoile qui se déplace. Mais c’est tout un processus assez complexe, alors on revient à l’essentiel : c’est un caillou qui vient de loin, qui passe l’atmosphère, qui chauffe, qui fait de la lumière et qui atterrit si jamais il était gros. S’ils retiennent tout ça, moi, c’est largement suffisant. Et ils y penseront la prochaine fois qu’ils verront une étoile filante ». Si tous les enfants présents ne deviendront pas astrophysiciens, les équipes du Parc aux étoiles auront réussi leur pari : prouver que le ciel appartient à tout le monde.