Gregory Bion : « Homme de terrain, c’est mon ADN »

À 44 ans, le chef de la police municipale d’Épône se lance pour la première fois dans la course à la mairie aux Alluets-le-Roi. Ses mots d’ordre : redynamiser le village en rénovant les équipements sportifs pour les jeunes et créer un espace de santé à destination des séniors.

Ensemble pour les Alluets

Déjà policier dans la vie de tous les jours, comment se prépare-t-on à devenir « premier flic » aux Alluets-le-Roi ?
Avec ma longue carrière de 25 ans, maintenant je sais à quelle porte toquer pour aller vite et bien. J’ai toujours baigné dans les milieux politiques. J’ai conseillé à Villennes-sur-Seine, j’avais conseillé Cœur de Poissy à l’époque avec Karl Olive que j’ai côtoyé avec Génération Terrain. Je traîne aussi dans les réseaux politiques avec le Club des Loges qui regroupe 73 communes avec les différents maires ou adjoints aux maires. Cela m’a toujours passionné et cela m’a permis d’apprendre sur plein de sujets comme l’enfance, les finances… Toutefois, je me considère apolitique, je suis juste curieux. Quand Arnaud Péricard (maire Horizons de Saint-Germain-en-Laye, Ndlr) me dit « viens à la réunion d’Horizons », cela me permet d’enrichir mon parcours pour devenir aujourd’hui tête de liste.

Qu’est-ce qui vous a motivé à lancer votre liste « Ensemble pour les Alluets » ?
Au départ, j’étais prêt à rester dans l’ombre. Je me suis proposé à madame le Maire il y a 2-3 ans afin d’intégrer sa liste pour aider sur les sujets de la circulation, de la sécurité. Elle m’a dit qu’elle reviendrait vers moi, ce qu’elle n’a jamais fait. C’est pour cela qu’aujourd’hui, j’ai décidé de partir seul avec l’envie d’être le maire de tous. Avec mon équipe, nous sommes en train de réaliser un programme en impliquant les habitants. C’est leur ­programme, pas le mien.

Concrètement, comment cela se matérialiserait ?
Il y a plein de sujets. Tout d’abord, celui des jeunes. C’est un sujet qui me tient à cœur car j’ai reçu la médaille de la jeunesse et des sports et de l’engagement associatif. J’ai un exemple concret, avec mon fils de 11 ans, quand nous voulons jouer au football ensemble, je suis obligé de prendre ma voiture et d’aller dans une autre ville. Pourtant, les infrastructures existent sauf qu’elles sont dans un état lamentable. Le terrain à côté de l’école prend l’eau, la table de tennis de table idem. Ces actions doivent aussi s’accompagner d’une réflexion sur les transports en commun, afin de permettre aux jeunes de se déplacer plus facilement vers les communes voisines. Je mise également sur le dialogue intergénérationnel. J’aimerai intégrer les seniors dans un Conseil des sages.

Des projets de santé doivent émerger comme implanter une maison de santé. Nous n’avons plus de médecin donc c’est tout le village qui en bénéficiera. On est en train de construire des logements pour accueillir des nouveaux arrivants et nous ne pouvons pas avoir des services défaillants à leur proposer.

En tant que membre des forces de l’ordre, est-ce que cela peut être un plus en tant que maire ?
Oui en partie. Nous sommes des hommes de terrain et je suis un policier du quotidien. J’ai à cœur d’être à l’écoute et de trouver les solutions. Et ça, je pense qu’en ayant cet ADN-là, ça peut aider en tant que maire, car cela va être mes tâches principales. Je vais être appelé sur les différends familiaux, je sais faire, sur les différents conflits de voisinages, je sais faire, sur des problèmes de sécurité… Donc effectivement, ça m’offre quand même un sacré panel. Certains peuvent être effrayés parce qu’ils pensent qu’on va faire les cow-boys, mais je peux assurer que non.

En cas d’élection, comment ferez-vous pour mener de front vos deux fonctions ?
À Épône, je travaille quatre jours, donc déjà tous les week-ends et un lundi ou un mercredi sur deux, je serai disponible pour le village. Et dans tous les cas, à 18h je serai aux Alluets-le-Roi. Je pense que les gens ne s’attendent pas à me voir en plein milieu de la journée car eux aussi travaillent. Toutefois, si la charge de travail devient trop intense, nous, les fonctionnaires, nous avons la possibilité de prendre une mise à disposition. Je serai un homme de terrain, c’est mon ADN.