
Face à l’explosion de l’usage détourné du « gaz hilarant », le préfet des Yvelines ne rigole plus. Un nouvel arrêté préfectoral, applicable dès le 1er février et jusqu’au 1er mars, interdit la vente aux particuliers de protoxyde d’azote afin de freiner un phénomène aux conséquences sanitaires et sécuritaires alarmantes.
La détention et la consommation dans l’espace public sont également proscrites, tout comme l’abandon des contenants vides sur la chaussée. Ce dispositif renforce la loi de 2021 qui en interdit déjà la vente aux mineurs. En ciblant directement l’accessibilité du produit, la préfecture entend protéger les jeunes de la banalisation de cette substance toxique : en effet, avec 268 incidents recensés, cette pratique ne relève plus du simple amusement marginal mais devient un enjeu majeur de sécurité.
Violences, dégradations, accidents de la route et pollution par l’abandon de bonbonnes se multiplient, particulièrement en soirée. Et au-delà des troubles à l’ordre public, l’urgence est surtout sanitaire. Consommé à fortes doses, ce gaz peut provoquer des séquelles neurologiques, cardiovasculaires et psychiatriques irréversibles. Pour toute aide, Drogues Info Service reste disponible au 0 800 23 13 13.