
Le 28 janvier dernier, un jeune individu de 17 ans tombait dans un guet-apens au niveau du quartier du bois de l’étang à la Verrière, à la suite d’un différend au sujet de la vente d’une console Playstation 5. Deux individus le font monter dans leur véhicule pour le conduire sur Trappes. Durant le trajet, ils le menacent de mort, de viol et de torture afin de rembourser le prix de la console de jeux, auquel s’ajoutent désormais des pénalités de retard.
Malheureusement pour l’adolescent, ses ravisseurs vont mettre leurs menaces à exécution. Il subit un véritable déluge de violences physiques et psychologiques : la victime est traînée dans la boue qu’elle doit en plus lécher, rouée de coups et tondue sur le haut du crâne. Le jeune homme s’évanouit lorsqu’un de ses bourreaux lui branche des câbles de démarrage au bout des doigts. Toutefois, malgré la torture, l’adolescent arrive à avoir un éclair de génie. Ayant repris connaissance, il se fait transporter sur la commune à Bois d’Arcy en prétextant pouvoir récupérer de l’argent à son domicile.
Sur place, il réussit à faire stationner le véhicule de ses agresseurs sous une caméra du centre de supervision urbain de la ville, un détail important pour la suite des événements. N’ayant toujours pas l’argent, la victime va encore subir des actes dégradants : les mis en cause le font se déshabiller puis aboyer comme un chien tout en l’insultant et en le filmant. Cependant, le captif profite d’un moment d’inattention et parvient à se glisser par la fenêtre ouverte du véhicule pour prendre la fuite en pleine nuit. Il se réfugie chez lui en état de choc.
Il est alors pris en charge par les urgences et hospitalisé. Il se voit donc prescrire 10 jours d’ITT physique et 15 jours d’ITT psychologiques. Le lendemain, une enquêtrice reçoit sa plainte avant d’être relayée par le groupe des violences aux personnes. Les forces de l’ordre arrivent à identifier les 3 auteurs en exploitant les vidéos des caméras de Bois d’Arcy – celles-là même où la victime avait réussi à amener ses agresseurs en dessous – ainsi qu’en exploitant la téléphonie.
Le 11 février, une opération menée par plusieurs corps de police aboutit aux placements en garde à vue des trois suspects. Les perquisitions permettent les saisies des tenues vestimentaires portées durant les faits ainsi que des téléphones portables. Si deux des mis en cause invoquent leur droit au silence, contre toute attente, le principal impliqué reconnait les faits en tentant de les minimiser. À l’issue des garde-à-vues, les trois hommes sont déférés pour être jugés en comparution immédiate. Le tribunal correctionnel de Versailles les a condamnés à des peines allant de 2 ans avec 1 an de sursis à 4 ans et demi de prison. Ils ont tous été incarcérés à l’issue de leur procès.