
Il est peu dire que le sujet des villages pour mineurs isolés cristallise les tensions. De Mantes-la-Jolie à Chapet, le projet du Département des Yvelines a rencontré une féroce opposition de la part d’élus et d’habitants qui ne voient pas d’un bon oeil la création de ce que l’instance départementale appelle des « lieux de vie et d’insertion », qui permettront « d’accompagner durablement vers l’autonomie » ces mineurs non accompagnés qui, âgés de 14 à 21 ans, relèvent de l’Aide Sociale à l’Enfance. « Ce dispositif innovant repose sur un accueil en unités de vie à taille humaine, complété par un accompagnement global : scolarité, insertion professionnelle et sociale, accès aux soins, activités sportives et culturelles », précise le conseil départemental.
C’est à Mantes-la-Jolie que le premier d’entre eux sera construit, et ce dès le mois de mai 2026. Baptisé « Chénier », il occupera les lieux de l’ancien collège du même nom, au Val-Fourré. « Il bénéficiera d’un soutien de l’État à hauteur de 730 000 euros pour l’investissement initial, précise le Département des Yvelines. Pour son fonctionnement sur la période courant jusqu’à 2027, le Département sollicite une subvention du Fonds Social Européen Plus (FSE+) de 724 747 euros (soit 40 % du coût total), pour un total de dépenses éligibles de 1 811 866 euros, principalement consacrées aux équipes pluridisciplinaires chargées de l’accompagnement des jeunes ».
C’est ensuite dans le courant de l’année 2027 que sortira de terre le village pour mineurs non accompagnés de Chapet. « Les études de ce village d’une centaine de places se poursuivent et le dépôt du permis sera effectif au cours du 1er semestre 2026, assure l’instance départementale. Il fera l’objet d’une participation financière de l’Etat de 1 million d’euros d’aide à l’investissement initial ».
Trois autres villages du même type seront par la suite érigés en 2028, portant leur total à cinq sur l’ensemble du département. Si on ne connaît pas encore les communes concernées, on sait qu’ils feront l’objet d’une participation financière de l’Etat de 2 millions d’euros d’aide à l’investissement initial. « La préfabrication permettra de garantir le caractère démontable et réutilisable pour les sites sur lesquels un permis précaire de 10 ans aura été sollicité », précise le Département.